Est-il vrai que chrétien veut dire qu’on est Christ ? [Jérémy]

Non, être chrétien et être Christ ne sont pas la même chose. Il existe pour l’éternité un seul Christ (avec une majuscule) : Jésus ! Être le Christ ne se partage donc pas. Jésus est le Fils unique du Père, il n’en y a pas d’autres. Et nous, êtres humains, nous ne sommes pas Dieu et nous n’avons pas à nous prendre pour Dieu, surtout pas !

Ceci étant, la question vaut la peine d’être posée.

Christ, en grec, veut dire : « qui a reçu l’onction ». C’est ainsi que le Nouveau Testament reprend le mot hébreu qui a donné en français le « Messie ».

Dans ce sens, les chrétiens sont bien des personnes qui ont reçu une onction : l’onction du Saint Esprit qui leur a permis de dire un jour, et leur permet de dire tous les jours : « Jésus est le Seigneur ». Mais pour éviter toute confusion, il paraît sage de ne pas dire qu’ils sont des « christs », mais si c’est le sens originel du mot.

Je crois qu’il est important de laisser le terme « christ » dans son ancrage biblique. On a parfois tendance à l’utiliser comme une figure de style, par exemple quand on dit d’une attitude qu’elle serait « christique », parce qu’elle a une dimension sacrificielle.

Mais il n’y a personne comme Jésus !

 

Où dans la Bible- Jésus déclare-t-il qu’il est Dieu- sans aucune ambiguïté ? [Marc]

En prenant de manière littérale la question, les livres auxquels il faudrait se référer, c’est-à-dire ceux où Jésus parle lui-même et de lui-même, sont les quatre évangiles.

Et dans les évangiles, nous ne trouvons pas, c’est vrai, de déclaration claironnante par Jésus de sa divinité, dans le genre : « Poussez-vous, je suis Dieu ». Mais il ne faut pas tirer de conclusions hâtives de ce constat, qui appelle plusieurs remarques :

  1. Une telle déclaration de divinité ne correspond pas au ministère du Christ sur terre, où il est avant tout serviteur, dans un geste d’abaissement (Mc 10, 45 ; Ph 2, 6-8). C’est la raison pour laquelle Jésus parle plutôt de lui comme « Fils de l’homme » (et jamais explicitement comme Fils de Dieu). Sa divinité et sa gloire (qui est celle de Dieu) sont voilées, si bien qu’il demande même aux disciples de ne pas révéler qu’il est le Christ (Mt 16, 20). La logique de sa vie veut que la pleine révélation de son identité n’intervienne qu’après la résurrection.
  2. Jésus laisse toutefois de sérieux indices de sa nature divine. Il se présente comme Fils du Père, et pas seulement, comme enfant de Dieu, titre auquel tous les croyants peuvent aspirer : « tout m’a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, sinon le Père, personne ne connaît non plus le Père, sinon le Fils » (Mt 11, 27 ; Lc 10, 21-22 ; aussi Lc 2, 49) ; ou « toi, Père, tu es en moi et moi en toi » (Jean 17, 21). Cette communion du Père et du Fils est particulièrement soulignée par l’évangéliste Jean. Par ailleurs, Jésus exerce une autorité proprement divine et la revendique, sur les êtres humains en pardonnant les péchés (Mc 2,10), sur les puissances spirituelles (Lc 11, 20), mais aussi sur les éléments naturels (Mt 8, 23 et sv). Sa vie accomplit l’Ecriture, ce qu’aucun être humain ne peut prétendre faire (Lc 4, 21). En annonçant sa résurrection, Jésus se présente comme maître de la vie et de la mort (Mc 8, 31). Les indices sont donc sérieux !
  3. Une dernière remarque : l’auto-révélation de Jésus comme Dieu n’est pas le seul canal pour le connaître en tant que tel. Tous les témoignages contenus à ce sujet dans le Nouveau Testament sont plus que des paroles humaines, puisque nous croyons ces écrits inspirés. A chaque fois que Jésus est appelé Seigneur, sa divinité est confessée et le Saint Esprit nous invite à mettre pleinement notre foi dans ces témoignages.

Jésus nous dit de ne pas nous inquiéter car Dieu nous donne ce dont on a besoin. Pourquoi alors des chrétiens meurent de faim ? [Bianca]

Parce que les chrétiens vivent dans ce monde, qui est un monde marqué par des structures de péché à tous les niveaux. On peut être chrétien dans un pays où sévit la famine, phénomène dont les raisons sont très variées, mais dont plusieurs s’expliquent par l’action d’hommes pécheurs. On peut être chrétien et vivre dans un pays sous embargo, ou sous l’autorité d’un régime injuste qui prive sa population des bien pour vivre. Notre espérance, qui nous pousse à ne pas nous faire de souci, ne nous encourage pas à l’inaction. Moi qui vit richement dans un pays aisé, ma foi et mon espérance m’invitent à me préoccuper de ceux qui n’ont pas de quoi manger, dans ma mesure de mes moyens car c’est aussi ça que Dieu me demande.

Le pasteur qui m’a remise sur la voie de Dieu va partir en retraite ; je ne veux pas perdre l’intensité de mes liens avec notre Dieu ! [Véronique]

C’est un souci louable ! Car ce qui compte, ce sont bien ces liens avec Dieu, plus que ceux avec un pasteur ou toute autre personne chrétienne.

Pourtant, naturellement, un pasteur ou une autre personne peut parfaitement jouer un rôle important dans le fait d’avoir noué ou renoué de tels liens. Il ne s’agit pas de le nier. Mais ce pasteur ou autre l’a fait comme serviteur de Dieu et de sa Parole, et non comme intermédiaire obligé : Jésus seul est le moyen de la communion avec Dieu.

Il faut donc bien être reconnaissant à Dieu pour ce pasteur et – pourquoi pas – garder contact s’il est d’accord. Mais le lieu où se nourrit la relation avec Dieu, c’est la prédication et la cène, certes présidées par un pasteur, mais où ce n’est pas lui, mais Jésus, que nous y rencontrons. C’est là qu’en persévérant, en recevant ce que Dieu veut nous y donner, nous pouvons approfondir cette relation toujours à nouveau, afin d’en vivre les uns avec les autres dans l’Église locale.

Je suis sûr que votre pasteur bientôt retraité aura à cœur de vous confier à d’autres chrétiens, tout comme il vous confie déjà au Seigneur Jésus par sa prière et par son ministère. Laissez-vous faire, non pas pour l’abandonner, mais pour aborder une nouvelle étape de votre relation avec Dieu. Un chrétien grandit dans la foi durant toute sa vie, c’est une chance et une bénédiction !

Pourquoi Jésus, qui a choisi de se donner en sacrifice pour les humains, crie-t-il au Père qu’il l’a abandonné ? [Déborah]

Jésus a effectivement choisi, ou plutôt il s’est librement conformé à la volonté du Père : « Je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j ai le pouvoir de la donner et j ai le pouvoir de la reprendre ; tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. » (Évangile selon Jean 10 / 17-18)

Ce qui ne l’empêchera pas, lui pleinement humain, de vivre douloureusement cette mort. Comment aurait-il pu en être autrement ?! « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe. Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui soit faite. » (Évangile selon Luc 22 / 42)

La mort signe l’abandon total, pour tout être humain : abandon à ce qui tue, abandon de soi-même, perte totale et irréversible d’autonomie. « Sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde au Père, Jésus, qui avait aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. » (Évangile selon Jean 13 / 1) C’est-à-dire jusqu’à son propre anéantissement. Comme Paul l’écrira : « Il s’est dépouillé lui-même, en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux humains ; après s’être trouvé dans la situation d un humain, il s’est humilié lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix. » (Épître aux Philippiens 2 / 7-8)

Le cri de Jésus sur la croix, tel que rapporté par Matthieu et Marc : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » est bien la constatation de cet abandon total. Mais c’est aussi, comme Job l’avait fait, l’affirmation que Dieu seul est au bout de sa plainte et peut y répondre : c’est dans cet abandon total que Dieu se révèle comme rédempteur (Job 19 / 25-26). Enfin, comment des connaisseurs des Écritures pourraient-ils ne pas y entendre le début du Psaume 22, au cours duquel se trouve la jubilation : « Tu m’as répondu ! » (v. 21) Telle était la confiance de Jésus en son Père que, même dans la souffrance et la mort, il était assuré de la victoire.

Peut-on se dire chrétien si on croit en Jésus et que l’on vit selon sa parole, mais que l’on ne croit pas en la résurrection physique ni en la conception virginale de Marie ? [Patrick]

Être chrétien, c’est vivre de et en Christ, qui est lui-même la Parole de Dieu. La Bible inspirée de Dieu en porte témoignage à travers des regards humains divers, dont aucun de satisfait aux critères du rationalisme des XVIIIe et XIXe siècles.

Ceci étant posé, comment « croire en Jésus » sans croire en sa « résurrection physique » fortement attestée dans l’Écriture ? Certains des chrétiens de Corinthe s’y étaient essayé, et l’apôtre Paul leur répond au chapitre 15 de sa première épître. Ses réponses sont toujours actuelles.

Les auteurs bibliques n’ont jamais cru à l’immortalité de l’âme, concept grec. Ressusciter veut forcément dire une résurrection corporelle, même si, comme Paul l’écrivait et comme on peut l’espérer, ce ne sera pas un corps tel que nous sommes aujourd’hui. Ainsi Jésus ressuscité corporellement pouvait-il pourtant pénétrer dans une pièce fermée, et néanmoins manger !

Que cela heurte notre propre vision des choses n’a, après tout, pas beaucoup d’importance ! Le texte biblique a raison malgré ma raison… !

Quant à « la conception virginale de Marie », de quoi voulez-vous parler ? S’il s’agit de « l’Immaculée Conception » de Marie elle-même, cela n’est absolument pas biblique et nous entraînerait bien loin du salut en Jésus seul !

Mais s’il est question de la conception virginale de Jésus, là encore les seuls textes bibliques qui l’évoquent (Matthieu et Luc) sont clairs. Mais quel est leur but ? Affirmer que Jésus est vraiment divin et vraiment humain. Comme chacun de nous, Jésus est « né de femme » – ce qui suffit à dire sa pleine humanité. Et comme aucun d’entre nous, il est vraiment Fils de Dieu, le seul en qui nous pouvons accéder à Dieu le Père. La manière de le dire n’a pas d’importance, aucune manière ne pourrait en parler avec justesse de toute façon.

Le chrétien est alors celui qui fait confiance (même en ayant du mal avec les manières de dire) à la parole qui témoigne de Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme, vraiment mort et vraiment ressuscité.

Pourquoi Jean baptise-t-il Jésus- alors que Jésus est sans péché ? [César]

En pratiquant le baptême dans le Jourdain, le prophète Jean invitait le peuple de Dieu à se repentir pour se préparer à la venue de Dieu. Les évangiles synoptiques (Marc, Matthieu et Luc) concordent pour dire que Jésus s’est présenté à Jean et qu’il lui a demandé le baptême. Jean le suggère aussi fortement, tout en étant moins factuel. Et pourtant, c’est vrai, les Ecritures reconnaissent aussi que Jésus est sans péché.

Je ne crois pas qu’il y ait ici de contradiction. Ce baptême représente l’un des moments où la gloire de Dieu se manifeste en Jésus au monde.

En 2 Co 5, 21, il est dit que ce Jésus sans péché a été : « identifié au péché ». Il a donc pris sur lui le péché des hommes. Comment pourrait-il le faire sans passer par le même chemin qu’eux ?

En He 4, 15, il est précisé que le Christ, grand-prêtre, a connu toutes les épreuves que les êtres humains connaissent. Son baptême intervient juste avant la tentation au désert. Il inaugure symboliquement une vie d’épreuves, une vie totalement incarnée.

Ce baptême de Jésus par Jean témoigne donc de l’abaissement de Dieu, qui s’est résolu à aller chercher les hommes au plus près, ou au plus bas, par amour. Jean témoigne de la grandeur du Christ, cette grandeur se mesure déjà dans son obéissance et son humilité, comme lors de sa naissance ou de sa mort.

C’est là, justement, qu’advient la révélation de la véritable nature du Christ, apportée par la voix venue des cieux à la sortie de l’eau : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection ».

Matthieu 19:12 s’applique à ceux qui doivent rester célibataires parce que personne ne veut les épouser ? [Steeve]

Le verset que vous citez, Steeve, est à situer dans son contexte. Jésus vient de délivrer un enseignement valorisant le mariage en s’opposant à la banalisation du divorce, tel que l’autorisaient les lois du judaïsme à l’époque, et il conclut : « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni » (Mt 19,6). Il va jusqu’à assimiler la répudiation d’une épouse à un adultère (v.9). Les disciples, perplexes devant cette exigence radicale, en concluent qu’il vaut mieux ne pas se marier. Jésus évoque alors trois cas de célibat : il parle « d’eunuques », c’est à dire d’hommes qui ne peuvent procréer, soit depuis leur naissance, pour raisons médicales par exemple, soit parce qu’ils ont subi une mutilation, et, troisième cas, parce qu’ils « se sont rendus eunuques eux-mêmes pour le Royaume des cieux ». Jésus pourrait faire allusion à certaines pratiques ascétiques, allant de l’abstinence rigoureuse (comme chez les esséniens) jusqu’à l’automutilation (dans des cultes orientaux) pour se rendre totalement disponible à la vie religieuse.  Mais il souligne devant ses disciples que le mariage tout comme le célibat sont une affaire sérieuse . Dans un cas comme dans l’autre, une vocation à assumer et jamais une fatalité à subir. Paul y insiste en 1 Corinthiens ch.7.

Si personne ne veut de moi, donc si j’ai du mal à trouver un conjoint et à entrer dans la vie conjugale, ce peut être pour des raisons bien diverses : physique ingrat, mauvais caractère, situation sociale précaire, instabilité affective ou autres failles psychologiques, addiction au travail, ou à d’autres dépendances qui isolent.. Certaines peuvent trouver leur résolution par un travail sur soi (le problème ne vient pas forcément de l’autre !). Mais dans tous les cas, prendre le temps du discernement est nécessaire : est-ce que le Seigneur m’appelle vraiment à l’union conjugale ? Est-ce que mon célibat est source exclusive de souffrance (solitude, dépréciation de soi, deuil impossible de la paternité ou de la maternité…), ou alors est-ce que je peux, avec le Seigneur, en apprécier et valoriser les atouts : indépendance, liberté et disponibilité pour une vie féconde sur un autre plan que conjugal et biologique ?  Dans les deux cas, mariage ou célibat, nous avons à exercer cette liberté qui nous est donnée en Christ et à ne pas nous courber passivement sous le poids d’une contrainte, de quelque nature qu’elle soit. Mariage comme célibat ne font l’objet ni d’obligation ni d’interdiction, mais d’un appel à aimer et à servir.

Dieu a-t-il évolué entre l’Ancien et le Nouveau Testament ? [Pierrette]

Dieu tel qu’en lui-même n’évolue pas, il est le même, Père, Fils et Saint-Esprit, depuis toujours et pour toujours !

Mais la perception qu’en ont les croyants, elle, évolue. Comme évoluent aussi les relations qu’il entretient avec eux !

Ainsi  l’Ancien Testament relate ces relations tumultueuses entre Dieu et le peuple auquel il a choisi de se révéler et qu’il a libéré de l’esclavage par le don de sa Loi, l’envoi de ses Prophètes et la réflexion de ses Sages. Cet Ancien Testament est resté marqué par les images idolâtres de Dieu qu’il combat pourtant avec force, mais que l’inspiration des auteurs a parfois utilisées pour répondre à la mentalité encore païenne des auditeurs et lecteurs.

Comme le montre notamment l’épître aux Romains, cette pédagogie n’avait pas pour but le salut, impossible par notre obéissance à des commandements, par nos propres œuvres, mais elle permettait d’attendre et de reconnaître la manifestation pleine et entière de Dieu en son Fils Jésus-Christ.

Celui-ci a donc bien « accompli la Loi » en ce qu’elle pointait vers lui, « car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les humains, par lequel nous devions être sauvés » (Actes des Apôtres, ch. 4, v. 12). Tout ce que l’Ancien Testament montrait n’était que la figure du salut pleinement accompli en Jésus-Christ, ce dont le Nouveau Testament témoigne.

Nous avons toujours besoin des deux Testaments : comment sinon pourrions-nous réaliser à quoi nous mènerait une existence détachée du Christ et sous l’emprise du péché que dénoncent la Loi et les Prophètes ? La Bible nous sert de miroir de nos existences perdues, pour nous montrer la grâce du salut qui nous est offert en Jésus.

Christ est mort pour tous. Mais sa mort est seulement efficace pour les personnes qui croient en lui (les élus) ? [Kanyr]

Contradiction  ? Non pas ! Christ est mort pour tous, effectivement. Or le salut se vit comme une relation personnelle avec Jésus-Christ : il nous remet à notre place d’enfants de Dieu devant le Père. Encore faut-il  être unis à lui, mais tous  ne  le sont pas.

C’est comme si on vous offrait un cadeau, mais que vous ne le saisissiez pas : jamais vous n’en profiteriez. Or le cadeau n’est pas laissé sur la table, il vous est remis en mains propres. Une autre image, plus biblique : l’habit de noce a beau vous être remis gratuitement pour entrer dans la fête, encore faut-il s’en revêtir (voir dans l’Évangile selon Matthieu, ch. 22, v. 10 à  14).

La foi, c’est la réponse humaine au salut offert en Jésus-Christ. Elle est l’œuvre du Saint-Esprit en chacun de nous, car nous-mêmes ne sommes pas capables d’une telle confiance, nous nous méfions toujours de ce qui est gratuit pour nous, nous préférerions devoir payer. Mais avec quoi nous rachèterions-nous de tout ce qui nous sépare de Dieu ? Nos « bonnes œuvres »  n’y suffiraient pas, et c’est pourquoi le salut est offert à tous, « bons ou mauvais » (même référence que ci-dessus).

Parce que c’est Dieu lui-même qui est à l’œuvre dans notre réponse, dans notre foi, certains pensent (dans la Bible comme dans la théologie réformée) que nous y avons été choisis, élus de tout temps. Vous utilisez ce mot dans votre question. Mais d’autres manières de voir ou de  dire sont aussi possibles. L’important est la réalité vécue de notre foi et de notre témoignage :  oui, toute personne peut bénéficier de ce salut qui nous est acquis par la mort du Christ,  en vivant unie à lui dans la confiance reçue de lui. C’est pourquoi, certain de mon salut en Christ, je puis le proposer à tout autre personne auprès de qui j’en témoigne, sans me préoccuper de ce que Dieu seul connaît….