Pourquoi Jésus, qui a choisi de se donner en sacrifice pour les humains, crie-t-il au Père qu’il l’a abandonné ? [Déborah]

Jésus a effectivement choisi, ou plutôt il s’est librement conformé à la volonté du Père : « Je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j ai le pouvoir de la donner et j ai le pouvoir de la reprendre ; tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. » (Évangile selon Jean 10 / 17-18)

Ce qui ne l’empêchera pas, lui pleinement humain, de vivre douloureusement cette mort. Comment aurait-il pu en être autrement ?! « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe. Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui soit faite. » (Évangile selon Luc 22 / 42)

La mort signe l’abandon total, pour tout être humain : abandon à ce qui tue, abandon de soi-même, perte totale et irréversible d’autonomie. « Sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde au Père, Jésus, qui avait aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. » (Évangile selon Jean 13 / 1) C’est-à-dire jusqu’à son propre anéantissement. Comme Paul l’écrira : « Il s’est dépouillé lui-même, en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux humains ; après s’être trouvé dans la situation d un humain, il s’est humilié lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix. » (Épître aux Philippiens 2 / 7-8)

Le cri de Jésus sur la croix, tel que rapporté par Matthieu et Marc : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » est bien la constatation de cet abandon total. Mais c’est aussi, comme Job l’avait fait, l’affirmation que Dieu seul est au bout de sa plainte et peut y répondre : c’est dans cet abandon total que Dieu se révèle comme rédempteur (Job 19 / 25-26). Enfin, comment des connaisseurs des Écritures pourraient-ils ne pas y entendre le début du Psaume 22, au cours duquel se trouve la jubilation : « Tu m’as répondu ! » (v. 21) Telle était la confiance de Jésus en son Père que, même dans la souffrance et la mort, il était assuré de la victoire.

Peut-on se dire chrétien si on croit en Jésus et que l’on vit selon sa parole, mais que l’on ne croit pas en la résurrection physique ni en la conception virginale de Marie ? [Patrick]

Être chrétien, c’est vivre de et en Christ, qui est lui-même la Parole de Dieu. La Bible inspirée de Dieu en porte témoignage à travers des regards humains divers, dont aucun de satisfait aux critères du rationalisme des XVIIIe et XIXe siècles.

Ceci étant posé, comment « croire en Jésus » sans croire en sa « résurrection physique » fortement attestée dans l’Écriture ? Certains des chrétiens de Corinthe s’y étaient essayé, et l’apôtre Paul leur répond au chapitre 15 de sa première épître. Ses réponses sont toujours actuelles.

Les auteurs bibliques n’ont jamais cru à l’immortalité de l’âme, concept grec. Ressusciter veut forcément dire une résurrection corporelle, même si, comme Paul l’écrivait et comme on peut l’espérer, ce ne sera pas un corps tel que nous sommes aujourd’hui. Ainsi Jésus ressuscité corporellement pouvait-il pourtant pénétrer dans une pièce fermée, et néanmoins manger !

Que cela heurte notre propre vision des choses n’a, après tout, pas beaucoup d’importance ! Le texte biblique a raison malgré ma raison… !

Quant à « la conception virginale de Marie », de quoi voulez-vous parler ? S’il s’agit de « l’Immaculée Conception » de Marie elle-même, cela n’est absolument pas biblique et nous entraînerait bien loin du salut en Jésus seul !

Mais s’il est question de la conception virginale de Jésus, là encore les seuls textes bibliques qui l’évoquent (Matthieu et Luc) sont clairs. Mais quel est leur but ? Affirmer que Jésus est vraiment divin et vraiment humain. Comme chacun de nous, Jésus est « né de femme » – ce qui suffit à dire sa pleine humanité. Et comme aucun d’entre nous, il est vraiment Fils de Dieu, le seul en qui nous pouvons accéder à Dieu le Père. La manière de le dire n’a pas d’importance, aucune manière ne pourrait en parler avec justesse de toute façon.

Le chrétien est alors celui qui fait confiance (même en ayant du mal avec les manières de dire) à la parole qui témoigne de Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme, vraiment mort et vraiment ressuscité.

Pourquoi Jean baptise-t-il Jésus- alors que Jésus est sans péché ? [César]

En pratiquant le baptême dans le Jourdain, le prophète Jean invitait le peuple de Dieu à se repentir pour se préparer à la venue de Dieu. Les évangiles synoptiques (Marc, Matthieu et Luc) concordent pour dire que Jésus s’est présenté à Jean et qu’il lui a demandé le baptême. Jean le suggère aussi fortement, tout en étant moins factuel. Et pourtant, c’est vrai, les Ecritures reconnaissent aussi que Jésus est sans péché.

Je ne crois pas qu’il y ait ici de contradiction. Ce baptême représente l’un des moments où la gloire de Dieu se manifeste en Jésus au monde.

En 2 Co 5, 21, il est dit que ce Jésus sans péché a été : « identifié au péché ». Il a donc pris sur lui le péché des hommes. Comment pourrait-il le faire sans passer par le même chemin qu’eux ?

En He 4, 15, il est précisé que le Christ, grand-prêtre, a connu toutes les épreuves que les êtres humains connaissent. Son baptême intervient juste avant la tentation au désert. Il inaugure symboliquement une vie d’épreuves, une vie totalement incarnée.

Ce baptême de Jésus par Jean témoigne donc de l’abaissement de Dieu, qui s’est résolu à aller chercher les hommes au plus près, ou au plus bas, par amour. Jean témoigne de la grandeur du Christ, cette grandeur se mesure déjà dans son obéissance et son humilité, comme lors de sa naissance ou de sa mort.

C’est là, justement, qu’advient la révélation de la véritable nature du Christ, apportée par la voix venue des cieux à la sortie de l’eau : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection ».

Matthieu 19:12 s’applique à ceux qui doivent rester célibataires parce que personne ne veut les épouser ? [Steeve]

Le verset que vous citez, Steeve, est à situer dans son contexte. Jésus vient de délivrer un enseignement valorisant le mariage en s’opposant à la banalisation du divorce, tel que l’autorisaient les lois du judaïsme à l’époque, et il conclut : « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni » (Mt 19,6). Il va jusqu’à assimiler la répudiation d’une épouse à un adultère (v.9). Les disciples, perplexes devant cette exigence radicale, en concluent qu’il vaut mieux ne pas se marier. Jésus évoque alors trois cas de célibat : il parle « d’eunuques », c’est à dire d’hommes qui ne peuvent procréer, soit depuis leur naissance, pour raisons médicales par exemple, soit parce qu’ils ont subi une mutilation, et, troisième cas, parce qu’ils « se sont rendus eunuques eux-mêmes pour le Royaume des cieux ». Jésus pourrait faire allusion à certaines pratiques ascétiques, allant de l’abstinence rigoureuse (comme chez les esséniens) jusqu’à l’automutilation (dans des cultes orientaux) pour se rendre totalement disponible à la vie religieuse.  Mais il souligne devant ses disciples que le mariage tout comme le célibat sont une affaire sérieuse . Dans un cas comme dans l’autre, une vocation à assumer et jamais une fatalité à subir. Paul y insiste en 1 Corinthiens ch.7.

Si personne ne veut de moi, donc si j’ai du mal à trouver un conjoint et à entrer dans la vie conjugale, ce peut être pour des raisons bien diverses : physique ingrat, mauvais caractère, situation sociale précaire, instabilité affective ou autres failles psychologiques, addiction au travail, ou à d’autres dépendances qui isolent.. Certaines peuvent trouver leur résolution par un travail sur soi (le problème ne vient pas forcément de l’autre !). Mais dans tous les cas, prendre le temps du discernement est nécessaire : est-ce que le Seigneur m’appelle vraiment à l’union conjugale ? Est-ce que mon célibat est source exclusive de souffrance (solitude, dépréciation de soi, deuil impossible de la paternité ou de la maternité…), ou alors est-ce que je peux, avec le Seigneur, en apprécier et valoriser les atouts : indépendance, liberté et disponibilité pour une vie féconde sur un autre plan que conjugal et biologique ?  Dans les deux cas, mariage ou célibat, nous avons à exercer cette liberté qui nous est donnée en Christ et à ne pas nous courber passivement sous le poids d’une contrainte, de quelque nature qu’elle soit. Mariage comme célibat ne font l’objet ni d’obligation ni d’interdiction, mais d’un appel à aimer et à servir.

Christ est mort pour tous. Mais sa mort est seulement efficace pour les personnes qui croient en lui (les élus) ? [Kanyr]

Contradiction  ? Non pas ! Christ est mort pour tous, effectivement. Or le salut se vit comme une relation personnelle avec Jésus-Christ : il nous remet à notre place d’enfants de Dieu devant le Père. Encore faut-il  être unis à lui, mais tous  ne  le sont pas.

C’est comme si on vous offrait un cadeau, mais que vous ne le saisissiez pas : jamais vous n’en profiteriez. Or le cadeau n’est pas laissé sur la table, il vous est remis en mains propres. Une autre image, plus biblique : l’habit de noce a beau vous être remis gratuitement pour entrer dans la fête, encore faut-il s’en revêtir (voir dans l’Évangile selon Matthieu, ch. 22, v. 10 à  14).

La foi, c’est la réponse humaine au salut offert en Jésus-Christ. Elle est l’œuvre du Saint-Esprit en chacun de nous, car nous-mêmes ne sommes pas capables d’une telle confiance, nous nous méfions toujours de ce qui est gratuit pour nous, nous préférerions devoir payer. Mais avec quoi nous rachèterions-nous de tout ce qui nous sépare de Dieu ? Nos « bonnes œuvres »  n’y suffiraient pas, et c’est pourquoi le salut est offert à tous, « bons ou mauvais » (même référence que ci-dessus).

Parce que c’est Dieu lui-même qui est à l’œuvre dans notre réponse, dans notre foi, certains pensent (dans la Bible comme dans la théologie réformée) que nous y avons été choisis, élus de tout temps. Vous utilisez ce mot dans votre question. Mais d’autres manières de voir ou de  dire sont aussi possibles. L’important est la réalité vécue de notre foi et de notre témoignage :  oui, toute personne peut bénéficier de ce salut qui nous est acquis par la mort du Christ,  en vivant unie à lui dans la confiance reçue de lui. C’est pourquoi, certain de mon salut en Christ, je puis le proposer à tout autre personne auprès de qui j’en témoigne, sans me préoccuper de ce que Dieu seul connaît….

Comment des gens peuvent croire qu’un affreux leader puisse être le Messie ? [Sylviane]

Je ne sais pas, Sylviane, à quel « affreux leader » actuel ou passé vous faites allusion mais l’explication de ce phénomène tient, dans la plupart des cas, en un seul mot : séduction.

Déjà au temps de Jésus et avant lui parmi les juifs, plusieurs personnages se sont présentés comme l’envoyé de Dieu, le sauveur qui allait restaurer la grandeur d’Israël ; certains sont cités par Gamaliel en Actes 5,36s. Jésus avait prévenu : « Beaucoup d’hommes viendront en usant de mon nom et diront : je suis le Messie ! Et ils tromperont quantité de gens » (Marc 13,6).  Ces faux libérateurs annonçaient aux gens ce qu’ils avaient soif d’entendre, des promesses de libération, de bonheur, de paix et de prospérité. Depuis, le charisme de tel ou tel (par exemple son pouvoir de guérison) et sa capacité de persuasion ont pu entraîner aussi beaucoup à voir en lui le Christ : un exemple célèbre au siècle dernier est celui de Georges Roux,  que l’on a surnommé le « Christ de Montfavet », auto-proclamé « Christ re-manifesté ». On peut aussi mentionner, pour leur capacité d’emprise sur leurs adeptes, Gilbert Bourdin, « messie cosmo-planétaire » à Castellane, sans oublier Claude Vorillon, alias Raël qui s’en serait allé en octobre 1975 sur un vaisseau d’extra-terrestres retrouver Bouddha, Moïse, Mahomet et Jésus…

En un mot : plus c’est gros, plus ça passe, dans notre monde en mal de repères et d’espérance.

Notons que pour sa part, Jésus a refusé de faire des disciples par la séduction ou des promesses mirobolantes : il les exhorte au contraire à renoncer à eux-mêmes, et à le suivre. Il affirme que le plus grand, c’est le serviteur de tous et il en donne lui-même l’exemple. Il refusera même de faire un miracle à ceux qui le lui demandent (Matthieu 12,38-40).

Si la mort en Christ est plus douce que la vie, pourquoi ne souhaitons-nous pas tous mourir ? Autant vivre une vie parfaite dans les cieux et laisser la vie terrestre… [Marie]

C’est effectivement l’apôtre Paul, qui écrivait aux Philippiens (chapitre 1er, versets 21 et 22) : « Pour moi, Christ est ma vie et la mort m’est un gain. Mais est-ce utile pour mon œuvre que je vive dans la chair ? »

S’il continuait en se demandant (de manière parfaitement rhétorique) : « Que dois-je préférer ? Je ne sais. », c’était finalement pour conclure qu’il allait rester « dans la chair » à cause de sa mission auprès de l’Église à laquelle il écrivait. Cette conclusion était déjà là dans la question : « est-il utile pour mon œuvre ».

Car si Dieu nous a placés là où nous sommes chacun, vous Marie comme moi et tous les autres chrétiens, c’est en vue d’une certaine œuvre à accomplir. Il nous a donné mission d’être des témoins de son Évangile,  de rendre compte dans ce monde-ci qu’effectivement, « Christ est plus doux que la vie ». Mais comment en témoigner en s’excluant de cette vie ? Ainsi la tentation sectaire comme celle du suicide ou de la course au martyre ont toujours été condamnées.

La vie parfaite que Dieu offre en Christ se vit déjà ici-bas dans l’imperfection humaine, le péché et les attaques du Malin, l’incrédulité voire la persécution. Tout comme Christ y a aussi vécu. C’est ce qu’écrivait l’auteur de l’Épître aux Hébreux (chapitre 12, versets 1 et 2) :
« Courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection. Au lieu de la joie qui lui était proposée, il a supporté la croix, méprisé la honte, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. »

Il n’est donc ni possible ni permis à des chrétiens de refuser cette vie donnée par Dieu au prétexte que vivre auprès du Christ est meilleur : lui a choisi de vivre auprès de nous, et il y reste présent par son Esprit. Notre place est ici. Comme Jésus le priait selon Jean (chapitre 17, versets 14 et 15) :
« Je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les garder du Malin. »

 

Si Dieu nous a choisis avant la création du monde- a-t-Il choisi des gens pour chuter ? Voir Ephésiens 1:4-5 [Blanche]

La question que vous posez, Blanche, concerne ce que l’on appelle traditionnellement la double-prédestination. Le passage que vous citez emploie bien le terme grec qui, en français, donne prédestination. Il est utilisé ici seulement à propos des croyants (les « saints »), et ne dit rien des personnes perdues pour le salut. C’est donc de simple prédestination (et non de double) qu’il s’agit ici.

Dans sa version « simple », la prédestination est déjà une idée difficilement compatible avec l’idée qu’il puisse exister une réelle liberté humaine. Mais encore plus avec celle d’une foi qui passe par un chemin de conversion, de changement intérieur impliquant repentance et accueil de la grâce divine. Si tout est écrit d’avance, pourquoi se mettre en souci de son salut ?

Ce souci augmente d’autant plus si, vis-à-vis de certaines personnes, Dieu ne manifeste pas seulement de l’indifférence, ou son oubli, mais une condamnation écrite d’avance. Comment comprendre alors tout ce que Dieu a mis en place dans son plan de salut, et notamment la loi qui entraîne que « toute bouche soit fermée et que le monde entier soit coupable devant Dieu » (Rm 3, 19) ?

Il me semble que l’Ecriture penche plutôt dans son ensemble vers un Dieu qui donne sa chance à l’humanité. Un Dieu dont il faut entendre avant tout la volonté de sauver les croyants (1 Tim 2, 15), tous les hommes (1 Tim 2, 4) et même la création entière (Rm 8, 21).

Cette volonté n’exclut pas un jugement que, parmi d’autres textes, certaines paraboles professées par le Christ invitent à prendre très au sérieux.

Je ferai encore deux remarques sur cette question difficile et souvent débattue.

Dans le passage d’Ephésiens, il est frappant de constater la centralité du Christ dans le choix de Dieu. Tout se fait en lui, par lui et pour lui. Or ce Christ, il est folie de Dieu plus sage que la sagesse humaine. Il ne peut que nous inciter à une certaine prudence concernant la connaissance des fins dernières.

Enfin, dans « prédestination », nous entendons « destin », mais nous pouvons entendre aussi « destination » : c’est en vue de certaines œuvres de louange à Dieu et d’amour que nous avons été choisis. Nous pouvons débattre de l’ampleur de ce choix. Mais ce que nous ne pouvons surtout pas faire, c’est passer à côté de ce pourquoi nous avons été appelés :  répondre à son adoption en « célébrant la gloire de sa grâce » (Ephésiens 1, 6) avec tout ce que nous sommes. Il importe moins de savoir comment nous avons été choisis, que de savoir en vue de quoi nous l’avons été.

Comment se sortir d’une situation où on a menti et où on est coincé ? [Steph]

Jésus nous promet dans l’Evangile de Jean : « vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres » (Jean 8,32). Dans la situation que vous décrivez, quelqu’un connaissait une vérité qu’il a délibérément cachée, écartée, parce qu’elle lui était défavorable, ou risquait de lui porter préjudice. Et il ne peut plus la dissimuler, elle apparaît au grand jour. Alors il peut être tenté de jouer avec les mots, de tout relativiser, comme quelqu’un qui, au sujet des fake news, ces fausses informations qui inondent internet et les média, les qualifiait de « faits alternatifs ».  Ou bien, il peut s’obstiner dans son mensonge et s’y enferrer davantage.

Dans ce cas-là, la promesse de Jésus ouvre un chemin de liberté : reconnaître la vérité, demander pardon à ceux à qui on l’a cachée, c’est sortir de l’impasse où le mensonge nous enfermait.

« Connaître », dans cette parole de Jésus, ce n’est pas simplement savoir de façon abstraite, c’est expérimenter, nouer une relation vécue avec celui ou ce que l’on connaît. La vérité, c’est Jésus lui-même. Refuser le mensonge, c’est lui faire confiance, nous abandonner à lui et à son amour.

Pourquoi beaucoup de réformés considèrent que les évangéliques sont peu intelligents ? [David]

David, si un réformé était dans l’état d’esprit que vous décrivez, il serait dans la même situation que le pharisien de la parabole de Luc 18. 9-14. Il ne serait pas reconnu juste aux yeux de Dieu, par la bouche même de Jésus. Mais si un réformé était dans le même état d’esprit que le collecteur d’impôts de cette même parabole, il le serait.
Que je sois réformé, luthérien, évangélique, catholique, orthodoxe, anglican, pentecôtiste… que le Seigneur m’aide à dire devant son Fils : « Mon Dieu, prends pitié de moi, qui suis un pécheur. »