Comment Marc 10: 17-31 est-il compatible avec la justification par la foi seule ? [Thierry]

Cher Thierry, le passage en question est en réalité une belle affirmation de la justification par la foi seule !

L’homme qui demande à Jésus comment recevoir la vie éternelle met en avant ses oeuvres : « j’ai mis en pratique tous ces commandements depuis ma jeunesse ».

La réponse de Jésus met en avant la foi. Jésus connaît le coeur de cet homme et lui fait prendre conscience qu’il est d’avantage attaché à ses richesses qu’au Seigneur. Avoir la foi, c’est mettre le Seigneur à la première place !

Ensuite, Jésus s’adresse à ses disciples en les avertissant sur la difficulté pour un riche d’avoir une foi véritable tant la richesse peut facilement devenir une idole qui prend la place de Dieu. La question que nous pose Jésus dans ce passage est la question de la foi : Où place tu ta confiance ? Fais tu confiance à tes richesses pour ton avenir, ta sécurité, ton bonheur, ton épanouissement ? Ou bien fais tu confiance au Seigneur ?

Une foi vivante se concrétise par des actes (Jacques 2.14-26) qui attestent que le Seigneur passe avant toute choses (les possessions et même les membres de sa propre famille). Comme l’écrivait Martin Luther : « Ce à quoi tu te tiens, ce sur quoi tu t’appuies, c’est là véritablement ton Dieu »

La parole de Dieu est-elle la seule chose qui perdurera jusqu’à la fin du monde ? [Virginie]

Chère Virginie,

Je pense que vous faites référence à cette parole du livre d’Esaïe « L’herbe sèche, la fleur tombe ; Mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement. » (Es 40.8 ; 1 Pi 1.24-25). La bible enseigne que « toutes choses ont été faites par [la Parole], et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle » (Jean 1.3). J’aurais donc tendance à répondre oui à votre question !

Souvent, quand on lit « éternel » ou « éternellement », on pense naturellement à la fin des temps, la fin du monde, à ce qui se passe après la mort… Ce qui est éternel n’a pas de fin mais n’a pas de commencement non plus ! Au chapitre 1 de l’Evangile de Jean, on apprend que la Parole de Dieu était également présente avant le début du monde et que la Parole de Dieu c’est Jésus-Christ. Cette Parole s’est incarnée dans le monde pour nous sauver. Paul enseigne (1 Co 13.13) que trois choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour : Trois mots qui décrivent parfaitement Jésus.

Cela veut dire aussi, que la vie éternelle promise à ceux qui mettent leur foi en Jésus-Christ ne commence par après la mort ou à la fin des temps, mais dès aujourd’hui !

Pourquoi Dieu permet-il à certains chrétiens de mourir jeunes ? [Madeleine]

Hélas, nous n’avons pas de réponse à cette question, et c’est ce qui est le plus insupportable. Je ne sais pas quoi vous dire, si ce n’est vous poser une autre question : est-ce parce qu’une vie a été courte qu’elle a été vaine ? Je ne le pense pas, y compris pour ceux qui ont côtoyé cette personne, malgré leur peine de l’avoir perdu. Toute vie a de la valeur aux yeux de Dieu et en Christ il s’est engagé pour que la mort n’ait pas le dernier mot. Et dans la foi, nous croyons que la Vie en Dieu ne s’arrête pas avec notre mort, quelle que soit l’âge auquel celle-ci survient.

Je vous invite à lire aussi sur un sujet très proche la réponse de l’un de mes collègues sur ce même site ici : http://1001questions.fr/pourquoi-la-maladie-frappe-t-elle-certaines-personnes-anais/

Par sorcellerie la vie à ma femme a été supprimée. Pourquoi Dieu a-t-il accepté cela ? [Hervé-Frank]

Votre épouse a été une créature souhaitée par Dieu. Il l’a conçue, lui a donné son caractère, son intelligence et sa beauté. Je crois que Dieu a aimé votre épouse profondément.

Dans la vision de Dieu pour sa création, la mort est considérée comme un ennemi. Un ennemi entré très/trop vite dans le monde mais un ennemi qui va être complètement anéanti puisque Jésus a démarré la mort de la mort.

Je ne sais pas pourquoi Dieu a laissé agir Satan contre Job et les siens, je ne sais pas pourquoi Dieu a laissé Satan, par l’entremise de la sorcellerie, ôter la vie de votre épouse. Mais je sais que quelle que soit la manière dont votre épouse ou ses ascendants ou vos proches ou vous-même avez utilisé votre vie ici-bas, Dieu l’a aimée profondément et il vous aime également. Il entend votre cri et vous entoure de ses bras.

Après la nuit, le jour vient bientôt.

Que faisons-nous de Gandhi ? Est-il sauvé ? Il a vécu une vie plus chrétienne que la plupart des chrétiens mais sans l’être. Il respectait grandement Jésus mais ne le reconnaissait pas comme Seigneur. [Loui]

Que faisons-nous de Gandhi ? On lui fiche la paix, il est mort, pauvre homme ! Je ne me torture pas l’esprit pour savoir ce que le Seigneur fera de Gandhi et de tant d’autres car j’ai déjà bien assez à faire avec l’entretien de ma relation personnelle au Christ. La vie que Gandhi a menée était indiscutablement plus vertueuse au regard des enseignements du Christ que celle de beaucoup de chrétiens. Il a été très sensible à ce dit enseignement. Mais le christianisme n’est pas d’abord, à mes yeux, un enseignement, une série de règles de sagesse à mettre en concurrence avec d’autres systèmes sur le marché du religieux. C’est le fruit d’une rencontre personnelle avec Jésus-Christ, la Parole de Dieu, vivante et vivifiante. Gandhi a lui-même reconnu qu’il n’avait pas fait cette rencontre. Je ne vais pas me mettre à la place du Seigneur pour le juger, mais je vais utiliser la vie de Gandhi pour m’en inspirer dans ma recherche d’une vie plus cohérente avec la rencontre que mon Seigneur m’a fait la grâce de vivre avec Lui.

Pouvez-vous m’expliquer pourquoi Dieu dans le Premier Testament a tué autant de personnes (+ de 3.000) par rapport au diable (10 environ) ? [Christophe]

Je peux vous dire que Dieu a fait vivre plusieurs milliards de personnes, le diable aucune !

Car le diable ne peut faire vivre personne, ni d’ailleurs de sa propre autorité faire mourir qui que ce soit. Dans le livre de Job, le satan agit avec la permission de Dieu. Car Dieu seul est celui « qui fait mourir et qui fait vivre » (1 Samuel 2 / 6) : « Voyez que c’est moi, moi seul qui suis Dieu, et qu’il n’y a point d’autres dieux près de moi ; moi je fais vivre et je fais mourir, je blesse et je guéris, et personne ne délivre de ma main. » (Deutéronome 32 / 39).

Dès lors qu’on a bien vu qu’aucun parallèle n’est possible entre Dieu et diable, le second n’étant pas une personne divine, la question se pose de ce qui fait mourir. La réponse constante de la Bible, c’est que la rupture avec Dieu équivaut à la mort et entraîne la mort. « Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ Jésus notre Seigneur. » (Romains 6 / 23) La Bible chrétienne (les deux Testaments) pose donc ce nouveau faux parallèle, bien plus éclairant : tous ceux qui meurent (y compris vous et moi) le méritent, tandis que ceux qui vivent l’ont reçu en cadeau, à plus forte raison ceux qui vivront éternellement en Jésus-Christ !

Les textes que vous évoquez dans l’Ancien Testament sont des illustrations, sous forme de récits, de cette réalité. S’y ajoute l’amour de Dieu pour son peuple, un amour forcément partial : Dieu prend la défense de ceux qui lui appartiennent – et cela peut faire mal à leurs adversaires…

Pourquoi les gens disent : « A cause de la mort- la vie n’est rien ? » [Jeanne]

Votre question semble concerner l’influence qu’exerce la fin de notre existence terrestre sur notre existence présente. Je crois qu’il y a deux manières de voir les choses si on ne met pas notre confiance en Dieu, en ce qui concerne la question de la mort. Ainsi, certains disent que la mort est un néant qui, puisqu’il n’est rien, ne doit pas être craint. Ainsi, ces personnes évitent de penser à la mort pour pouvoir « vivre à fond » le temps présent. Ils repoussent ainsi la mort aussi loin que possible de leur quotidien, ils la nient, la cachent. D’autres personnes, les mêmes, parfois,  quand la question de la mort les rattrape, considèrent à quelle point la mort est un scandale. Ils se demandent alors si la vie, l’amour et la joie ont du sens si tout cela doit un jour se terminer. Ce questionnement est normal et bon. La Bible nous dit, en effet,  que c’est Dieu qui donne à l’humain de pouvoir se la poser. Ainsi, il est dit qu’il « a mis dans le coeur de l’homme la pensée de l’Eternité » dans l’Ecclésiaste (ou Qohélet), chapitre 3, verset 11.
Sommes-nous condamnés à fermer les yeux sur la mort ou à la laisser prendre une place si grande dans notre vie que nous ne parvenions pas à vivre joyeusement notre existence dans la peur que cette vie cesse ? Non ! En effet, Dieu, qui a mis dans notre cœur le désir d’une vie qui ne se termine pas a décidé de nous offrir cette vie, en Jésus-Christ. Ainsi, en Jésus, il est venu dans notre monde, il est mort sur la croix, il est ressuscité. La mort, ainsi vaincue, ne peut plus venir gâcher la vie de ceux qui mettent le confiance en lui. La Bible nous promet  que ceux qui s’attachent à Jésus vivront pleinement, le présent de leur vie terrestre, comme le futur et ce qui se trouve après cette vie. Avec Jésus nous n’avons plus ni à nier la mort, ni à la laisser influencer notre vie. Avec lui, nous pouvons simplement vivre, confiants.

Jean 3/16 « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui aie la vie Eternelle ».

Romains 8/37-39  » Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »

Que devient notre âme après notre mort ? [JLuc]

Dans certaines conceptions grecques, dont nous sommes culturellement les héritiers, l’âme est une réalité immortelle, qui est un temps prisonnière d’un corps et qui en est libérée à la mort, soit pour toujours, soit pour être à nouveau enfermée dans un autre corps.

Il faut bien dire que cette conception n’est pas biblique, même si la Bible en utilise parfois les mots. Je ne peux donc pas vous dire où va une telle âme après la mort du corps…

Pour la Bible, tous les êtres justement dit « animés » sont donc des « âmes vivantes » jusqu’à leur mort. Après celle-ci, il n’y a donc plus rien. Ou pour le dire de manière plus imagée, comme fait la Bible, les morts sont au « shéol » ou aux « enfers » qui est un « non lieu », une manière de dire l’inexistence. Dans cette manière d’exprimer ce qu’est une vie, le corps, quant à lui, est ce qui nous met en relation, et il disparaît à la mort. Vivants, nous sommes donc à la fois corps et âme (et non pas : nous avons un corps et une âme). Il n’y a pas d’après la mort.

La Bonne nouvelle, c’est que Jésus a vaincu la mort. Ce que la Bible exprime par le mot de résurrection, c’est-à-dire de réveil, de relèvement d’entre les morts. Ce n’est pas un débouché naturel, c’est un cadeau de Dieu, en Christ, qui nous est promis dans la foi. La résurrection des corps, la vie éternelle de l’âme, c’est dire que nous, à la fois les mêmes et différents car libres du péché qui nous avait atrophiés, nous vivrons éternellement auprès de Dieu notre Père, unis à son Fils comme nous le sommes déjà.

Or Dieu n’est pas lié au temps et à l’espace. Ceux qui vivent en lui ne sont ou ne seront donc pas non plus liés à un lieu ou à un temps. Le lieu et le temps de « l’âme » (c’est-à-dire de nous) après la mort, c’est : en Dieu, dans sa communion, à sa table (image biblique), dans son règne (autre image biblique), au paradis (image utilisée aussi par la Bible).