Les juifs actuels doivent-ils être considérés comme successeurs des Hébreux bibliques ? Si oui- quelles conclusions tirer actuellement (avril 2026) ? [Antoine]

Il y a une continuité indéniable, sur le plan héréditaire, historique, entre le peuple hébreu et le peuple juif ! Mais votre seconde question, Antoine, révèle comme une perplexité : en effet, la politique du gouvernement israélien en 2026, pour ne prendre que cet exemple, est-elle à la hauteur de ce que l’on devrait attendre du peuple à travers lequel Dieu s’est révélé à l’humanité, et avec qui il a fait alliance ? Les juifs eux-mêmes, que ce soit en Israël ou dans le reste du monde, sont divisés sur la question.

En tapant « Israël » dans l’onglet de recherche du site (en haut à droite de votre écran), vous trouverez d’autres essais de réponse à ce problème complexe du rapport entre l’Israël biblique et l’Etat moderne d’Israël, qu’on ne saurait ni  confondre, ni séparer complètement.

l’Etat d’Israël est une démocratie fondée sur une idéologie laïque, le sionisme. Ce projet de foyer protecteur s’est développé à la fin du 19e siècle. La tragédie de la Shoa au 20e siècle, point culminant de tous les pogroms et persécutions antisémites, hélas encore vivaces aujourd’hui,  en a souligné la légitimité.

Il y a quelque chose de mystérieux dans cette haine que suscitent les juifs depuis toujours, simplement du fait qu’ils sont… juifs. Parce qu’ils sont un peuple à part, précisément. L’explication est aussi spirituelle. Mais cela, répétons-le, ne légitime pas les choix politiques et militaires du gouvernement israélien actuel.

Galates 5.19-21 : Pourquoi ces péchés empêcheront d’hériter du Royaume si nous sommes déjà sauvés ? [Marie]

Marie, vous mettez le doigt sur un des paradoxes de la vie chrétienne, de la condition du disciple (mais c’est comme cela : la vérité est toujours paradoxale, comme dans l’exemple du cerf-volant : il n’est libre de voler que rattaché au fil !).

On peut formuler ce paradoxe de bien des manières. Par exemple, tout est donné, mais tout est à faire. Tout nous est donné : Nous sommes sauvés par grâce, indépendamment de nos mérites, le salut nous est acquis à la croix. Nous sommes déclarés justes, Dieu nous reconnaît comme ses enfants, il nous a choisis de toute éternité ! Nous sommes même « saints » en ce sens que Dieu nous met à part, nous lui appartenons. Mais tout reste à faire, il faut croire, aimer, espérer, témoigner !

L’enjeu de la vie chrétienne, c’est (autre formulation possible du paradoxe)… devenir ce que nous sommes déjà. Si nous sommes morts avec le Christ pour ressusciter à une vie nouvelle, cela veut dire que notre vie est renouvelée, que nous sommes unis à Jésus pour être recréés à son image. Par nous-mêmes, nous n’y arriverons pas, c’est l’oeuvre de l’Esprit de Dieu qui nous « sanctifie », c’est à dire nous revêt de cette identité nouvelle où il n’y a plus place pour l’impureté, l’idolatrie, la haine, etc…

Si donc j’entre dans cette vie nouvelle en me gardant de tout ce qui est contraire à l’amour, à la paix, à la joie, etc (les fruits de l’Esprit que Paul énumère juste après le passage que vous citez), ce n’est pas pour être sauvé(e). Mais parce que je suis sauvé(e) ! Et parce que j’ai pris la grâce et l’amour du Christ pour moi au sérieux. « l’amour du Christ nous presse », écrit ailleurs l’apôtre Paul (2 Co 5,14).

Pourquoi y a-t-il tant d’abus commis par des religieux (prêtres- pasteurs- professeurs) ? [Hanta]

Redoutable question pour le pasteur que je suis, Hanta ! Un abus, c’est toujours l’usage détourné de quelque chose (un bien, une fonction) dont on est légitimement porteur au départ. En l’occurrence, en tant que pasteur, il m’a été confié le service de la Parole de Dieu auprès des membres de l’Eglise et l’accompagnement des personnes en chemin avec Dieu, en recherche sur le plan spirituel. Et donc il m’a été reconnu une compétence, une autorité pour exercer ce ministère.

Une tentation est d’utiliser cette autorité pour exercer un pouvoir dans mon propre intérêt. Comme un gourou : en imposant aux gens ce qu’ils doivent penser, croire, voire leurs choix de vie, « parce que Dieu me l’a dit ». En leur extorquant de l’argent sous de fallacieux prétextes. Ou, dans les cas d’abus sexuels, en séduisant des personnes en manque affectif, voire en assouvissant des pulsions sexuelles sur des êtres particulièrement vulnérables (enfants, ados…).  Je pense aussi que le danger de dérive et d’abus augmente quand un ministère s’exerce dans la solitude, sans accompagnement par des collègues ou autres responsables d’Eglise. Bref, quand l’autorité pastorale risque de s’exercer sans limites ni garde-fous.

La question demeure : comment des pasteurs, des prêtres, des enseignants, et autres personnes dépositaires d’une autorité (n’oublions pas hélas que beaucoup de violence s’exercent à l’intérieur des familles) peuvent-ils en arriver là ? Nous restons humains, faillibles, et d’autant plus exposés que nous nous croyons justement forts ! « Que celui qui est debout prenne garde de tomber », écrivait l’apôtre Paul à des chrétiens de Corinthe tentés par l’orgueil spirituel (1 Co 10,12), en leur rappelant les pièges dans lesquels Israël est tombé après avoir traversé la Mer Rouge, pour que cela leur serve d’exemples. Il en est de même pour les récentes affaires qui ont secoué le monde chrétien (catholique, protestant) et aussi le monde de l’éducation en général. Qu’elles nous rappellent à la vigilange, à l’humilité  et au devoir de protéger les plus faibles.

Où dans la Bible- Jésus déclare-t-il qu’il est Dieu- sans aucune ambiguïté ? [Marc]

En prenant de manière littérale la question, les livres auxquels il faudrait se référer, c’est-à-dire ceux où Jésus parle lui-même et de lui-même, sont les quatre évangiles.

Et dans les évangiles, nous ne trouvons pas, c’est vrai, de déclaration claironnante par Jésus de sa divinité, dans le genre : « Poussez-vous, je suis Dieu ». Mais il ne faut pas tirer de conclusions hâtives de ce constat, qui appelle plusieurs remarques :

  1. Une telle déclaration de divinité ne correspond pas au ministère du Christ sur terre, où il est avant tout serviteur, dans un geste d’abaissement (Mc 10, 45 ; Ph 2, 6-8). C’est la raison pour laquelle Jésus parle plutôt de lui comme « Fils de l’homme » (et jamais explicitement comme Fils de Dieu). Sa divinité et sa gloire (qui est celle de Dieu) sont voilées, si bien qu’il demande même aux disciples de ne pas révéler qu’il est le Christ (Mt 16, 20). La logique de sa vie veut que la pleine révélation de son identité n’intervienne qu’après la résurrection.
  2. Jésus laisse toutefois de sérieux indices de sa nature divine. Il se présente comme Fils du Père, et pas seulement, comme enfant de Dieu, titre auquel tous les croyants peuvent aspirer : « tout m’a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, sinon le Père, personne ne connaît non plus le Père, sinon le Fils » (Mt 11, 27 ; Lc 10, 21-22 ; aussi Lc 2, 49) ; ou « toi, Père, tu es en moi et moi en toi » (Jean 17, 21). Cette communion du Père et du Fils est particulièrement soulignée par l’évangéliste Jean. Par ailleurs, Jésus exerce une autorité proprement divine et la revendique, sur les êtres humains en pardonnant les péchés (Mc 2,10), sur les puissances spirituelles (Lc 11, 20), mais aussi sur les éléments naturels (Mt 8, 23 et sv). Sa vie accomplit l’Ecriture, ce qu’aucun être humain ne peut prétendre faire (Lc 4, 21). En annonçant sa résurrection, Jésus se présente comme maître de la vie et de la mort (Mc 8, 31). Les indices sont donc sérieux !
  3. Une dernière remarque : l’auto-révélation de Jésus comme Dieu n’est pas le seul canal pour le connaître en tant que tel. Tous les témoignages contenus à ce sujet dans le Nouveau Testament sont plus que des paroles humaines, puisque nous croyons ces écrits inspirés. A chaque fois que Jésus est appelé Seigneur, sa divinité est confessée et le Saint Esprit nous invite à mettre pleinement notre foi dans ces témoignages.

Où se situe la frontière entre l’amour de soi qui élève et le narcissisme qui enferme ? [Ludivine]

Dans l’humilité ! L’amour de soi qui élève est le fruit de l’amour de Dieu, que je reçois en prenant conscience que je suis pour rien dans le fait que Dieu même. Je ne mérite pas cet amour ! Mais Dieu m’aime et cet amour est souverain, il est le plus vrai et le plus fort amour que je puisse recevoir. Dès lors, je n’ai pas à développer une fierté narcissique mais bien plutôt une reconnaissance qui me pousse à aimer Dieu et les autres en retour.

Le pasteur qui m’a remise sur la voie de Dieu va partir en retraite ; je ne veux pas perdre l’intensité de mes liens avec notre Dieu ! [Véronique]

C’est un souci louable ! Car ce qui compte, ce sont bien ces liens avec Dieu, plus que ceux avec un pasteur ou toute autre personne chrétienne.

Pourtant, naturellement, un pasteur ou une autre personne peut parfaitement jouer un rôle important dans le fait d’avoir noué ou renoué de tels liens. Il ne s’agit pas de le nier. Mais ce pasteur ou autre l’a fait comme serviteur de Dieu et de sa Parole, et non comme intermédiaire obligé : Jésus seul est le moyen de la communion avec Dieu.

Il faut donc bien être reconnaissant à Dieu pour ce pasteur et – pourquoi pas – garder contact s’il est d’accord. Mais le lieu où se nourrit la relation avec Dieu, c’est la prédication et la cène, certes présidées par un pasteur, mais où ce n’est pas lui, mais Jésus, que nous y rencontrons. C’est là qu’en persévérant, en recevant ce que Dieu veut nous y donner, nous pouvons approfondir cette relation toujours à nouveau, afin d’en vivre les uns avec les autres dans l’Église locale.

Je suis sûr que votre pasteur bientôt retraité aura à cœur de vous confier à d’autres chrétiens, tout comme il vous confie déjà au Seigneur Jésus par sa prière et par son ministère. Laissez-vous faire, non pas pour l’abandonner, mais pour aborder une nouvelle étape de votre relation avec Dieu. Un chrétien grandit dans la foi durant toute sa vie, c’est une chance et une bénédiction !

Peut-on se dire chrétien si on croit en Jésus et que l’on vit selon sa parole, mais que l’on ne croit pas en la résurrection physique ni en la conception virginale de Marie ? [Patrick]

Être chrétien, c’est vivre de et en Christ, qui est lui-même la Parole de Dieu. La Bible inspirée de Dieu en porte témoignage à travers des regards humains divers, dont aucun de satisfait aux critères du rationalisme des XVIIIe et XIXe siècles.

Ceci étant posé, comment « croire en Jésus » sans croire en sa « résurrection physique » fortement attestée dans l’Écriture ? Certains des chrétiens de Corinthe s’y étaient essayé, et l’apôtre Paul leur répond au chapitre 15 de sa première épître. Ses réponses sont toujours actuelles.

Les auteurs bibliques n’ont jamais cru à l’immortalité de l’âme, concept grec. Ressusciter veut forcément dire une résurrection corporelle, même si, comme Paul l’écrivait et comme on peut l’espérer, ce ne sera pas un corps tel que nous sommes aujourd’hui. Ainsi Jésus ressuscité corporellement pouvait-il pourtant pénétrer dans une pièce fermée, et néanmoins manger !

Que cela heurte notre propre vision des choses n’a, après tout, pas beaucoup d’importance ! Le texte biblique a raison malgré ma raison… !

Quant à « la conception virginale de Marie », de quoi voulez-vous parler ? S’il s’agit de « l’Immaculée Conception » de Marie elle-même, cela n’est absolument pas biblique et nous entraînerait bien loin du salut en Jésus seul !

Mais s’il est question de la conception virginale de Jésus, là encore les seuls textes bibliques qui l’évoquent (Matthieu et Luc) sont clairs. Mais quel est leur but ? Affirmer que Jésus est vraiment divin et vraiment humain. Comme chacun de nous, Jésus est « né de femme » – ce qui suffit à dire sa pleine humanité. Et comme aucun d’entre nous, il est vraiment Fils de Dieu, le seul en qui nous pouvons accéder à Dieu le Père. La manière de le dire n’a pas d’importance, aucune manière ne pourrait en parler avec justesse de toute façon.

Le chrétien est alors celui qui fait confiance (même en ayant du mal avec les manières de dire) à la parole qui témoigne de Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme, vraiment mort et vraiment ressuscité.

Matthieu 19:12 s’applique à ceux qui doivent rester célibataires parce que personne ne veut les épouser ? [Steeve]

Le verset que vous citez, Steeve, est à situer dans son contexte. Jésus vient de délivrer un enseignement valorisant le mariage en s’opposant à la banalisation du divorce, tel que l’autorisaient les lois du judaïsme à l’époque, et il conclut : « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni » (Mt 19,6). Il va jusqu’à assimiler la répudiation d’une épouse à un adultère (v.9). Les disciples, perplexes devant cette exigence radicale, en concluent qu’il vaut mieux ne pas se marier. Jésus évoque alors trois cas de célibat : il parle « d’eunuques », c’est à dire d’hommes qui ne peuvent procréer, soit depuis leur naissance, pour raisons médicales par exemple, soit parce qu’ils ont subi une mutilation, et, troisième cas, parce qu’ils « se sont rendus eunuques eux-mêmes pour le Royaume des cieux ». Jésus pourrait faire allusion à certaines pratiques ascétiques, allant de l’abstinence rigoureuse (comme chez les esséniens) jusqu’à l’automutilation (dans des cultes orientaux) pour se rendre totalement disponible à la vie religieuse.  Mais il souligne devant ses disciples que le mariage tout comme le célibat sont une affaire sérieuse . Dans un cas comme dans l’autre, une vocation à assumer et jamais une fatalité à subir. Paul y insiste en 1 Corinthiens ch.7.

Si personne ne veut de moi, donc si j’ai du mal à trouver un conjoint et à entrer dans la vie conjugale, ce peut être pour des raisons bien diverses : physique ingrat, mauvais caractère, situation sociale précaire, instabilité affective ou autres failles psychologiques, addiction au travail, ou à d’autres dépendances qui isolent.. Certaines peuvent trouver leur résolution par un travail sur soi (le problème ne vient pas forcément de l’autre !). Mais dans tous les cas, prendre le temps du discernement est nécessaire : est-ce que le Seigneur m’appelle vraiment à l’union conjugale ? Est-ce que mon célibat est source exclusive de souffrance (solitude, dépréciation de soi, deuil impossible de la paternité ou de la maternité…), ou alors est-ce que je peux, avec le Seigneur, en apprécier et valoriser les atouts : indépendance, liberté et disponibilité pour une vie féconde sur un autre plan que conjugal et biologique ?  Dans les deux cas, mariage ou célibat, nous avons à exercer cette liberté qui nous est donnée en Christ et à ne pas nous courber passivement sous le poids d’une contrainte, de quelque nature qu’elle soit. Mariage comme célibat ne font l’objet ni d’obligation ni d’interdiction, mais d’un appel à aimer et à servir.

Christ est mort pour tous. Mais sa mort est seulement efficace pour les personnes qui croient en lui (les élus) ? [Kanyr]

Contradiction  ? Non pas ! Christ est mort pour tous, effectivement. Or le salut se vit comme une relation personnelle avec Jésus-Christ : il nous remet à notre place d’enfants de Dieu devant le Père. Encore faut-il  être unis à lui, mais tous  ne  le sont pas.

C’est comme si on vous offrait un cadeau, mais que vous ne le saisissiez pas : jamais vous n’en profiteriez. Or le cadeau n’est pas laissé sur la table, il vous est remis en mains propres. Une autre image, plus biblique : l’habit de noce a beau vous être remis gratuitement pour entrer dans la fête, encore faut-il s’en revêtir (voir dans l’Évangile selon Matthieu, ch. 22, v. 10 à  14).

La foi, c’est la réponse humaine au salut offert en Jésus-Christ. Elle est l’œuvre du Saint-Esprit en chacun de nous, car nous-mêmes ne sommes pas capables d’une telle confiance, nous nous méfions toujours de ce qui est gratuit pour nous, nous préférerions devoir payer. Mais avec quoi nous rachèterions-nous de tout ce qui nous sépare de Dieu ? Nos « bonnes œuvres »  n’y suffiraient pas, et c’est pourquoi le salut est offert à tous, « bons ou mauvais » (même référence que ci-dessus).

Parce que c’est Dieu lui-même qui est à l’œuvre dans notre réponse, dans notre foi, certains pensent (dans la Bible comme dans la théologie réformée) que nous y avons été choisis, élus de tout temps. Vous utilisez ce mot dans votre question. Mais d’autres manières de voir ou de  dire sont aussi possibles. L’important est la réalité vécue de notre foi et de notre témoignage :  oui, toute personne peut bénéficier de ce salut qui nous est acquis par la mort du Christ,  en vivant unie à lui dans la confiance reçue de lui. C’est pourquoi, certain de mon salut en Christ, je puis le proposer à tout autre personne auprès de qui j’en témoigne, sans me préoccuper de ce que Dieu seul connaît….

Quand nous lisons l’histoire de Séphora- femme de Moïse- quelles sont les traits de sa personnalité qui sont à retenir ? [Moussa]

Sephora, Tsippora dans le texte hébraïque, n’apparaît que trois fois dans l’Ancien Testament, peut-être quatre si c’est bien elle, la femme « koushite » (=nubienne ou éthiopienne, mais ce terme s’appliquerait aussi aux madianites) au sujet de laquelle Myriam et Aaron critiquèrent leur frère Moïse.

En Exode 2,21, Séphora est donnée comme épouse par son père Jethro à Moïse qui a fui l’Egypte. Cela ne nous dit rien de son caractère, ce sont les moeurs de l’époque. En Exode 18,2, il est indiqué qu’elle vient avec son père et ses deux enfants à la rencontre de Moïse, après la sortie d’Egypte, avec l’explication que ce dernier l’avait « renvoyée » car en Exode 4,20 elle accompagne Moïse qui retournait en Egypte après s’en être enfui.

L’épisode le plus intéressant pour tenter de cerner -en partie- la personnalité de cette femme est aussi l’un des plus difficiles à comprendre de l’histoire biblique ! Il survient lors de ce voyage : en Exode 4,24-26, Dieu s’attaque à Moïse pour le faire mourir, alors qu’il l’a désigné comme libérateur d’Israël ! C’est en coupant le prépuce de son fils et en l’appliquant sur les « pieds » (le sexe) de Moïse que Séphora sauve son époux.  Autrement dit c’est elle, la femme étrangère, qui circoncit symboliquement son époux, rite qui marque l’appartenance au peuple élu !

« Comment Sephora a-t-elle su qu’il fallait poser cet acte pour sauver la vie de Moise en Exode 4:25 ? », demande Lévys dans une question posée  récemment à 1001questions.fr. Le texte biblique ne nous le dit pas…. Ce qu’il faut retenir, c’est que tout comme Rahab ou Ruth en d’autres circonstances, Séphora, par son esprit d’initiative et sa foi, élargit les frontières ethniques du peuple de Dieu, et bien plus encore, contribue à son salut. Bref, une forte femme assurément !