Quelles devraient être- d’un point de vue chrétien- les bons critères à prendre en compte pour choisir son épouse/époux ? [Alexis]

Être chrétien c’est vouloir penser et agir comme Christ. En conséquence, je vous propose de lire la prière que le Christ a donner à ses disciples, sachant que ce sont des pistes de réflexion plus que des impératifs (car « là où est l’Esprit du Seigneur est la liberté ! ») :

-Notre Père qui est aux cieux : Est-ce que la personne pour qui j’ai de l’attirance partage ma croyance qui me permettrait de prier avec et d’affirmer qu’il est notre père à tous les deux ? Est-ce que je comprends le fait que si j’appelle Dieu mon père et le sien, alors il/elle est -spirituellement- mon frère/ma soeur ?

-Que ton Nom soit sanctifié : Est-ce que le Nom de Dieu sera glorifié au sein de mon couple et de ma famille (actuelle et celle à venir) ?

-Que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel : Est-ce que je prie en demandant à Dieu que ce ne soient pas mes sentiments, mon attirance, mais bien son projet pour l’autre personne et pour moi ?

-Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour : Est-ce que je suis prêt à recevoir la nourriture (dans l’amour et dans les projets) prévue pour aujourd’hui même ? Pas celle de demain ou d’après demain, ni celle d’hier ou d’avant hier ! Qu’en est il de l’autre personne ?

-Pardonnes-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé : Est-ce que je suis prêt à parler en vérité ? Est-ce que j’arrive à demander pardon et à accorder mon pardon ? Et l’autre ?

-Et ne nous laisses pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal : Est-ce que je suis prêt à me délier de ce qui m’empêcherait d’avoir une relation saine (vraie, respectueuse, fidèle) ? Est-ce que mon attirance est pulsionnelle ou plus réfléchie ?

Quelques que soient vos réponses à ces questions « pistes », n’oubliez jamais que Dieu est le meilleure conseiller et que cette relation en devenir peut lui être confiée. Il répond lorsqu’on lui demande de l’aide !

La foi et le fait d’entrer en politique sont-ils compatibles ? [Françoise]

La comptabilité avec la foi chrétienne se pose dans nombre de nos engagements et passions et pas seulement sur l’engagement en politique.

En ce qui concerne l’engagement que vous nommez précisément, quatre textes me viennent en tête (mais il y en a évidemment beaucoup plus).
1/ Paul a demandé à Timothée de prier pour les autorités. Cela signifie que la foi inclus un engagement (sous forme de prière) pour les personnalités et institutions politiques.
2/ Paul rappelle aux Éphésiens que Dieu nous a créé pour des projets précis, afin que nous les fassions ! Cela signifie que les projets que Dieu a prévu pour nous sont de différentes natures et que l’engagement en politique en est peut être un.
3/ Le roi Salomon a demandé de la sagesse pour gouverner le peuple de Dieu. Cela signifie que Dieu peut donner son esprit pour gouverner dans le monde séculier…afin d’agir conformément à ses projets à lui.
4/ Jésus nous a rappelé (en parlant de l’argent, mais je crois qu’on peut élargir à tout ce qui peut devenir l’essentiel de nos vies) que nous ne pouvions servir deux maître en même temps. Cela signifie que le service en politique peut venir concurrencer Dieu… si nous laissons ce service devenir notre maître.

Si Dieu vous appelle à vous engager politiquement, je vous encourage à prier très souvent pour rester humble, à l’écoute de vos concitoyens, à l’écoute de la parole biblique et protégé des tentations liées à cette autorité conférée. Je vous assure de ma prière pour vous !

Pourquoi avons-nous été conçus ? Quel est le sens de la vie ? Est-ce qu’elle vaut vraiment la peine d’être vécue ? [Maxime]

La gloire de Dieu est la première chose à laquelle les enfants de Dieu devraient aspirer. C’est l’objet de l’une des prières de notre Seigneur [Jésus]: « Père, glorifie ton nom ! » (Jean 12, 28). C’est la raison pour laquelle le monde fut créé. C’est la finalité pour laquelle les saints sont appelés et régénérés » (Pasteur anglican J.-C. Ryle cité dans T. Keller, Nouveau catéchisme pour la cité).

Seul le créateur est autorisé à dire si sa création vaut la peine d’exister. Or, Dieu, en créant l’humanité, puis en faisant alliance (et en renouvellant l’alliance régulièrement) avec elle dans sa globalité et jusque dans les individualités, a déclaré que nous valions la peine… la peine quitte à payer le plus lourd salaire…

Pour approfondir cette question, rendez-vous sans tarder dans un parcours Alpha Classic. Nous vous garantissons que le cadre sera convivial et libre !

Pourquoi seulement quelques disciples ont-ils été autorisés à voir la transfiguration ? [Rick]

Il m’arrive d’être un peu jaloux des apôtres qui ont côtoyé Jésus « de visu » ou des disciples sur le chemin d’Emmaüs qui ont marché et se sont assis à côté du Ressuscité. Je me dis, dans ces moments-là, que ma foi serait plus forte, plus « augmentée » parce que j’aurai vu…

Et puis, la parole de Jésus adressée à Thomas me rappelle que je suis bienheureux de croire sans avoir vu ces événements là… pour ainsi mieux vivre ceux que Dieu a prévu pour moi en ce 21ème siècle, dans mon pays et ma ville.

Du coup, j’apprends à faire confiance aux témoins occulaires et aux suivants, à ceux comme Pierre, Jacques et Jean qui ont vu des événements particuliers avec Christ et à Marc, Matthieu ou Paul qui en ont vécu d’autres, tout aussi riches.

Et vous, qu’avez-vous vu et que vous souhaitez raconter des hauts faits de Dieu ?

Jésus est-il né le 25 décembre ? [Yves]

Non, clairement.

Les premiers chrétiens ne fêtaient pas Noël, mais uniquement la Résurrection du Christ, avec la grande fête de Pâques (avec une dispute entre les premières communautés sur la date à fêtes) mais aussi avec la célébration hebdomadaire.

Lorsqu’il s’est fait sentir le besoin d’ancrer la réalité de l’incarnation du Fils de Dieu (certains faux enseignements annonçaient que Dieu n’était pas devenu un vrai homme…ou alors qu’il était directement venu en adulte), les chrétiens ont estimé justes de rappeler que Jésus était vraiment né comme un petit enfant.

Pour le choix du 25 décembre, il correspond simplement à une fête païenne de la lumière.
Dieu utilisant nos cultures propres pour se révéler (et nous déplacer, afin de vivre en plénitude avec lui) ce choix a été plutôt judicieux puisque nous proclamons que Jésus EST la lumière du monde.

Je me dis que si la fête et la joie de Noël n’avait pas été choisi un 25 décembre, il aurait fallu que Dieu donne à l’Eglise quelque chose à vivre en ce temps hivernal froid et obscurs pour que son peuple se rassemble joyeusement 🙂

Peut-on voir dans la Bible un texte qui parle de la vie de Jésus entre ses 20 et 30ans ? [Ghislain]

Les quatre évangiles que nous avons conservé pour former le canon du Nouveau Testament (et qui font donc autorité pour nos vies) n’évoquent pas cette période de la vie du Christ.

Le but des évangiles étant clairement de susciter la foi dans le Messie et ainsi recevoir la vie, les évangélistes se sont concentrés sur des moments-clés de la vie et de l’enseignement du Seigneur : sa présentation au Temple quelques jours après sa naissance et sa venue au même lieu à 12 ans affirment ainsi que Jésus est bien né et a grandit… comme nous (il n’est donc pas apparu par miracle directement adulte); son baptême à environ 30 ans sur les bords du Jourdain vient inaugurer le début de son ministère qui se poursuivra jusqu’à sa mort, sa résurrection et son ascension.

Le mot Schekinah est souvent prononcé par des pasteurs. Je voudrais savoir s’il s’agit d’un des noms de Dieu. [Brice]

Shekinah est le mot hébreu pour dire que D.ieu vient véritablement demeurer auprès de son peuple, dans le tabernacle. On le comprend généralement par « présence » ou « gloire ».

Il ne s’agit donc pas d’un nom de D.ieu (le judaïsme ne voulant pas nommer D.ieu pour éviter de le prononcer en vain) mais d’une action de D.ieu pour se faire connaitre/voir/sentir.

Les pasteurs qui prononcent le mot Shekinah supplient donc D.ieu de descendre dans le temple, auprès de la communauté rassemblée à ce moment-là. Cette invocation se fait par le Saint-Esprit.

Les chrétiens rejettent-ils la peine de mort parce que Jésus a été crucifié et que les premiers martyrs étaient comme Etienne? Existe-t-il d’autres arguments bibliques contre la peine capitale ? [Pierre]

Pour les chrétiens, la mort de Jésus permet le salut. Ce sacrifice unique et parfait renverse totalement les valeurs du monde et est donc pour celui-ci une folie. C’est, du coup, la première fois que j’entends un lien entre le refus de la peine de mort pour nombre de chrétiens (et malheureusement pas tous !) et la mort de Jésus en croix.

En revanche, pour moi, la peine de mort doit être refusée pour la seule raison du 5ème (selon le décompte luthérien) – 6ème (selon le décompte réformé) commandement divin « Tu ne tueras point » (Exode 20 / Deutéronome 5) qui rappelle que toute vie provient de Dieu…

J’étais dans une mauvaise situation et j’ai été victime d’intimidation en milieu de travail. L’intimidateur était mon manager et j’étais impuissant. Quelle réponse chrétienne? [Simon]

Ma première certitude : vous êtes aimé par le Dieu et Père de Jésus-Christ qui a de beaux projets pour vous. Il en est de même de votre ancien manager. Du coup ma première « réponse chrétienne » est : pardon et réconciliation, bénédictions et non malédictions, sont les objectifs quotidiens du chrétien. Je pense, notamment, aux paroles de Jésus au début du Sermon sur la Montagne (en particulier à partir du verset 38 de Matthieu 5).

Ma seconde certitude : l’autorité qui nous est confié par le Dieu et Père de Jésus-Christ, peut être totalement détournée des objectifs qu’il nous avait fixé… en raison du péché qui nous fait croire que nous méritons cette autorité. Du coup ma seconde « réponse chrétienne » est celle concernant la reconnaissance (donc sans naïveté) des incapacités de changer de comportement, malgré nos tentatives de règlement « en esprit » de certaines personnes. Je pense, notamment, aux paroles de Jésus à propos du péché d’un frère en Christ : si un frère refuse d’être repris par toi, par deux-trois frères et par toute l’Eglise alors il doit être considéré comme un non-Juif ou un collecteur d’impôts (c’est à dire dans la bouche de Jésus comme quelqu’un totalement éloigné de Dieu). Cela ne veut pas dire de ne plus avoir de contact (quoique !) mais en tout cas reconnaître que ce n’est pas vous qui arriverez à le changer. Il y a des fois où aimer avec les yeux de Dieu c’est accepter de se détourner totalement.

Que la paix de Dieu demeure en vous et dans le service dans lequel vous étiez.

J’ai lu que des protestants américains voulaient interdire les livres pour enfants de Harry Potter. Cela m’a semblé extrémiste. Etes-vous d’accord ou pensez-vous qu’ils sont sataniques ? [Caen]

Je crois que Christ nous a rendus véritablement libres (c’est à dire en étant attaché à Dieu seul) et capables de juger ce qui est bon pour nous-mêmes, pour notre relation avec les autres et pour notre relation avec Dieu (ainsi la célèbre interpellation de saint Paul « Tout m’est permis mais tout ne m’est pas utile »).

Harry Potter est une série de romans sur la thématique de la sorcellerie. On y rencontre des gentils sorciers, des méchants sorciers et des sorciers plus ambivalents. Ils ont en point commun de tous être sorciers et donc de pratiquer la sorcellerie. Il se trouve que celle-ci est considérée par Dieu comme une oeuvre de la chair et non de l’Esprit (et il est le mieux placé pour nous dire ce qui vient de lui et ce qui ne vient pas de lui !).

Alors la question est : « puis-je lire Harry Potter (ou regarder les films) sans laisser mon esprit être attaché à une pratique condamnée par Dieu ? » Si votre réponse est positive, lisez et regardez. Si vous n’en êtes pas convaincu, peut-être est-il préférable de vous méfier (pour vous-mêmes et pour ceux dont vous avez la charge) de cette lecture.

Quant aux protestants américains, je pense que le traitement médiatique français est malheureusement caricatural…