La Sainte Cène doit-elle être donnée strictement par un leader ordonné (pasteur- diacre- évangeliste ou autre) ? [JBapt]

Rien dans le Nouveau Testament, et notamment dans les récits d’institution de ce repas, lorsque Jésus a célébré la Pâque avec ses disciples, ne permet de poser une telle condition. Dans l’Eglise protestante unie, par exemple en l’absence d’un pasteur ou autre ministre ordonné, un membre de l’Eglise locale peut être délégué pour présider le service de Sainte-Cène, pourvu qu’il le fasse correctement, en rappelant les paroles par lesquelles Jésus nous a ordonné de célébrer ainsi sa mort jusqu’à son retour. Sans oublier de demander l’aide du Saint-Esprit pour que nous discernions bien le sens de la Cène. On peut aussi imaginer que dans des situations particulières (de confinement par exemple !) la Cène soit célébrée en famille…

Ce n’est pas en vertu du ministère de celui ou celle qui nous les donne que le pain et le vin de la Cène nous attestent véritablement notre union au Christ. C’est par notre foi. Cette question fait débat avec nos frères et soeurs de l’Eglise catholique (pour laquelle il ne peut y avoir communion au corps du Christ si les éléments n’ont pas été consacrés par le prêtre). En tapant dans la case « search » le mot clef « Eglise », vous trouverez une réponse déjà donnée à cette question le 14 mars 2018, avec des pistes pour prolonger la réflexion.

Comment lors d’une prédication amener à une sincère remise en question- sans toutefois donner un sentiment de jugement et de « mauvaise culpabilité » ? [Ilotiana]

Martin Luther et la théologie luthérienne après lui ont mis en avant un principe très simple à suivre lorsque nous prêchons. Ce principe nous invite à articuler ce qui dans l’Ecriture relève de la loi : les règles de vie et ce qui relève de l’Evangile :  la Bonne Nouvelle du salut en Christ.
Ainsi, nous devons dire la loi afin de permettre aux auditeurs de comprendre qu’ils sont pécheurs et qu’ils ont besoin de Christ pour changer. Nous devons aussi dire l’Evangile et annoncer que le pardon est donné en Christ, qui, aujourd’hui encore nous relève et nous transforme.

En revanche, nous ne devons pas nous contenter de prêcher la loi, ce sans quoi nous risquerions de laisser entendre aux optimistes que nous pouvons nous sauver nous-mêmes en suivant des règles et aux pessimistes qu’ils sont coupés de Dieu à jamais. De la même manière nous ne devons pas prêcher l’Evangile sans la Loi. En effet, cela  laisserait entendre que nous ne sommes pas pécheurs et que nous n’avons pas besoin du Sauveur et de la transformation qu’il apporte.

« Nous tous aussi, nous étions de leur nombre [les fils de la rébellion], et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres. Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus vivants avec Christ – c’est par grâce que vous êtes sauvés. » (Éphésiens 2.3-5)

En bref, c’est quoi les différences entre catholiques et protestants ? [Sidney]

Points communs catholiques / protestants
– D’abord, c’est la mêmê religion, chrétienne. C’est pour cela qu’on ne doit pas dire la religion catholique ou la religion protestante mais bien la religion chrétienne et la confession catholique ou la confession protestante (comme on peut le faire par ailleurs pour différencier sunnites et chiites dans l’Islam).
– Catholiques et protestants croient en un Dieu unique, présent en trois personnes (on dirait plutôt “personalités” aujourd’hui sûrement) appelées le Père (Dieu en tant que Créateur, le même Dieu que les Juifs), le Fils (Dieu en tant que Sauveur, qui s’est présenté à nous comme le Christ, Jésus), et le Saint-Esprit (le Souffle de Dieu). Ce ne sont pas trois “Dieu” mais bien un seul, un peu comme chacun peut être appelé par son prénom, ou bien par un titre, ou bien par son nom de famille.
– Catholiques et protestants croient que Jésus est au centre de l’Histoire et qu’il a contenu en lui-même l’humanité véritable, qu’il a été l’image de Dieu, qu’il a été crucifié, qu’il est mort, mais que Dieu l’a ramené à la vie (on appelle ça la résurrection).

Points différents catholiques / protestants
– Les protestants mettent l’accent sur le fait qu’on ne doit adorer que Dieu (qui est Père, Fils et Saint-Esprit). Prier une personne humaine est interdit (Marie ou les saints), car c’est convoquer l’esprit des morts. De la même façon on ne prie pas pour un mort puisque c’est Dieu qui s’en occupe. Les catholiques acceptent ces pratiques en revanche.
– Si catholiques et protestants partagent dans leurs offices ce qu’on appelle l’eucharistie, ou la Sainte-Cène, ou la communion, les protestants pensent que ce repas, pris en mémoire du dernier repas de Jésus, n’est pas une répétition du repas initial, mais seulement un souvenir. Les catholiques croient – pour simplifier – que l’eucharistie est un sacrifice, pas les protestants.
– Les catholiques insistent beaucoup sur le fait que l’Eglise soit une institution visible. C’est pour cela qu’ils se dotent d’une organisation facile à comprendre avec le pape tout en haut, les évêques, les prêtres et le peuple enfin. Pour les protestants, tout le monde est égal. Les institutions ne peuvent pas reposer sur les épaules d’une seule personne. Ainsi il n’y a pas de pape, souvent pas d’évêques, et les pasteurs n’ont pas de privilèges très particuliers pour la foi. Ces derniers sont seulement mieux instruits des choses de leur religion.

Pourquoi les fêtes reviennent tous les ans de façon répétitive ? [Andrée]

L’Eglise a inventé un temps chrétien cyclique : l’année liturgique
La définition des fêtes est très liée aux cycles de la nature. L’année liturgique, c’est l’irruption de l’histoire dans la nature. Les fêtes chrétiennes doivent être lues à partir des fêtes du judaïsme ancien, dont le christianisme a repris certaines dates ou en tout cas l’articulation. Il en va de même pour certaines fêtes vis-à-vis du paganisme (païens, romains ou grecs). C’est un peu paradoxal d’avoir remis en place des temps liturgiques qui reviennent chaque année parce que le christianisme s’accommoderait normalement d’un temps linéaire (d’un début à une fin, avec un déroulement historique, qui est l’histoire du salut, de la venue de Dieu au monde), plutôt que d’un temps cyclique (l’éternel recommencement est plutôt une idée du paganisme). Les fêtes chrétiennes sont là avant tout pour remettre au centre l’aspect festif et communautaire de la foi.

Le dimanche
S’agit-il du sabbat (7ème jour ; mais, c’est le samedi…) ou 1er jour de la semaine ? Pour un chrétien, chaque dimanche est une Pâques, chaque dimanche impose le mémorial de la résurrection de Jésus, événement fondateur de notre foi, quand le sabbat était mémorial de la création du monde (repos de Dieu) ou de la libération d’Egypte (un esclave ne se repose pas…).

Le cycle de Pâques
Pâques est supérieur à Noël, même si les gens attachent beaucoup d’importance à Noël. Une année liturgique où l’on sauterait Noël ne serait pas trop grave ; manquer Pâques ferait perdre tout son sens à cette année. A la Réforme, Calvin a essayé de recentrer la vie liturgique sur Pâques, coeur de la foi chrétienne comme la Pâque était le coeur de la foi juive. Il y a continuité avec le judaïsme (la fête capitale est souvenir d’un événement fondateur dans l’histoire du salut) et il y a en même temps radicale nouveauté (de Moïse à Jésus). Coïncidence avec la nature, Pâques se trouve au moment où le jour commence à gagner sur la nuit (équinoxe de printemps) pour dire la victoire de la lumière sur la ténèbre. Le cycle de Pâques commémore le temps de la Passion (partage du pain et de la coupe, la croix et la résurrection au centre de la foi). La date de Pâques est variable, basée sur le calendrier lunaire et non sur le calendrier solaire. Carême (la préparation), Rameaux (l’entrée à Jérusalem), Jeudi-saint (le partage du dernier repas), Vendredi-saint (la crucifixion et la mort), Pâques (la résurrection), Ascension (la montée au ciel), Pentecôte (le don de l’Esprit saint).

Le cycle de Noël
Noël repose sur une conviction et non un anniversaire, car on est sûr que Jésus n’est pas né un 25 décembre. La fête de Noël est la reprise d’une fête païenne (la fête de Mithra, la fête de la lumière et du soleil), et elle arrive assez tard (plus de 100 ans après Jésus). La coïncidence avec la nature est vraie là encore, c’est le moment où le jour est le plus court et la nuit la plus longue mais où le jour va pouvoir commencer à croître, jusqu’à Pâques, et jusqu’à l’été. Noël célèbre l’incarnation de Dieu, qui quitte les sphères céleste pour habiter parmi nous, et son abaissement (il ne naît pas dans un palais mais dans une mangeoire). Le cycle de Noël est un mélange d’humilité et de gloire, comme Pâques l’est avec la croix et la résurrection). L’Avent nous prépare à Noël. Dans l’Eglise d’Orient, on articule plus fortement que chez nous Noël et l’épiphanie (qui est soit la venue des rois-mages, soit le mémorial du baptême de Jésus, moment de sa “nouvelle naissance”).

La Réformation
C’est la seule fête non-chrétienne en ce sens qu’elle ne fait pas référence directement à un événement de la vie de Jésus, mais à l’événement de la Réforme, et plus particulièrement l’affichage des 95 thèses de Luther. Les protestants historiques la fêtent le dernier week-end d’octobre.

Pourquoi c’est le bazar dans les numéros des psaumes suivant les Bibles ? [Eva]

Pourquoi y a-t-il une différence de numérotation des psaumes suivant les bibles catholiques et protestantes ?

Les versions catholiques réunissent les psaumes 9 et 10 en un seul ; donc elles sont sur les versions protestantes en arrière de un numéro depuis le psaume 10.
Les psaumes 114 et 115, version protestante, sont réunis. Dans la version catholique, ils sont en un seul (113), plaçant celles-ci sont en retard de deux numéros depuis le psaume 113.
Le psaume 116, version protestante, est, au contraire, partagé en deux (114 et 115) dans la version catholiques ; ce qui rétablit la différence en arrière de un numéro depuis le psaume 115.
Le psaume 147, version protestante est de nouveau partagé (version catholique 146 et 147) ; ce qui fait que les différentes versions se raccordent à partir du psaume 148.

Matthieu 22:37-40. Le message du Christ semble entièrement condensé ici. Pourquoi catholiques ou protestants ne sont-t-ils pas plus proches de ce message ? [Clément]

Le double commandement d’amour du Seigneur et du prochain dans le passage que vous citez, c’est effectivement le point central, le résumé de ce que Dieu attend de nous, sinon de tout l’Evangile. L’Evangile, en effet, c’est aussi la bonne nouvelle de l’amour de Dieu pour le monde manifesté en Jésus-Christ !

Je ne sais pas trop, Clément, pourquoi c’est à la fois aux catholiques et aux protestants que vous reprochez de le négliger. Peut-être parce que leurs divisions, qui ont même tourné à la guerre civile en France au XVIe siècle, bafouaient ouvertement ce témoignage ? Cela vérifie hélas le fait qu’entre la volonté du Seigneur pour nos vies et la façon dont nous en tenons compte, il y a un fossé bien large. Pécheurs nous sommes, pécheurs nous restons, et c’est Dieu qui jugera en dernier. Mais l’exigence demeure. Et il faut quand même reconnaître que depuis maintenant un bon siècle, les chrétiens de différentes confessions (n’oublions pas ceux d’Orient) apprennent à se comprendre et à s’aimer, à dialoguer respectueusement. Cela s’appelle l’oecuménisme. Il est né en contexte missionnaire. Car cette unité des chrétiens malgré leur diversité est une condition essentielle pour que notre témoignage rendu à Jésus-Christ soit crédible !

La plupart des protestants ont-ils soutenu la révolution de 1789? Qu’en est-il des excès du régicide et du règne de la terreur ? [An]

Bonjour An, votre question est restée un certain temps en souffrance car il ne se compte guère d’historiens qualifiés parmi notre équipe de pasteurs ! Je vous réponds après avoir consulté notamment l’Histoire Générale du Protestantisme d’E.G. Léonard (vol 3 p.143ss). Dans leur ensemble, les protestants en France ont accueilli favorablement la Révolution car elle devenait pour eux, après la période de clandestinité et de persécution ouverte par la Révocation de l’Edit de Nantes, synonyme de liberté de conscience, et d’égalité retrouvée pour les droits civiques. C’est cette liberté que réclama notamment Rabaut-St-Etienne, pasteur Nîmois député à la convention, et pas seulement la « tolérance » du culte non-catholique décrétée par Louis XVI en 1787. La déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen l’accorda. Mais la Terreur, instaurée en 1793 par les révolutionnaires les plus radicaux fut aussi une offensive contre le Christianisme en général, et pas seulement le catholicisme. L’instauration du calendrier républicain amena la suppression du dimanche, des fêtes chrétiennes et l’interdiction des services religieux au profit du culte (athée) de la Raison. Alors beaucoup de protestants ont retrouvé le culte clandestin, en famille… D’autres, et quelques pasteurs, ont abjuré leur foi et adopté la nouvelle « religion ». Par ailleurs, 16 députés protestants membres de la Convention avaient voté la mort du Roi Louis XVI en 1791.

Une amie m’a dit : « Je suis protestante mais je ne crois pas en Dieu ». Peut-on se revendiquer protestant sans croire en Dieu ? [Alex]

Certaines personnes qui sont issues d’une famille protestante en ont été marquées par l’éducation qu’elles ont reçue, en ont gardé un certain héritage culturel et moral. Sur le plan culturel, une connaissance de la Bible, un esprit volontiers critique, notamment vis à vis de toute autorité humaine prétendant posséder la vérité. Sur le plan moral, la mise en avant et la défense de certaines valeurs dont les protestants n’ont pas forcément l’exclusivité, mais auxquelles il tiennent pour des raisons historiques et théologiques: la liberté de conscience, la tolérance et le respect des minorités, le sens de la responsabilité personnelle et donc une certaine rigueur, etc.

Mais tout cela n’est pas l’essentiel. Le protestantisme affirme avant tout qu’en dehors de Dieu rien n’est sacré, et qu’à lui seul revient toute la Gloire. Seule sa Parole, dont la Bible est le dépôt, fait ultimement autorité ; seule sa Grâce manifestée en Christ nous donne notre dignité et notre valeur ; en lui seul est notre confiance. Reprendre à son compte ces grands principes chrétiens remis en avant par la Réforme protestante, c’est donc d’abord se tenir devant Dieu, vivre en sa présence et dans son amour. Tout le reste, culture, valeurs et engagements, en découle. Si s’affirmer protestant c’était simplement brandir fièrement un étendard, affirmer une appartenance identitaire, ce serait aussi vain que de bâtir une maison sans poser de fondations. Je me sentirais beaucoup plus proche d’un catholique qui confesse Jésus-Christ (même s’il est vrai que nous avons des désaccords et une manière différente de vivre notre foi), que d’un protestant indifférent, agnostique ou athée.

La politique de la laïcité a-t-elle encouragé l’athéisme ? [Eric]

La laïcité consiste à séparer « les Eglises et l’Etat » : à partir de là, la foi est reléguée au domaine du privé. Alors que pour le chrétien tous les domaines de l’existence ont Christ pour autorité ultime (Colossiens 1,15-20), la laïcité implique que la foi n’a pas sa place dans tous les domaines. Par nature, la laïcité limite l’autorité qui revient à Dieu et ne Lui rend pas témoignage et gloire. De plus, s’il y a différentes formes de laïcité, il y a notamment en France une tendance qui consiste à éliminer les traces de christianisme dans les valeurs et dans la culture. Ainsi, la marginalisation de la foi inhérente au mouvement laïc contribue forcément à ce que Dieu perde de l’importance dans la vie et le cœur des gens.

Pour autant, peut-on attribuer à la laïcité la montée de l’athéisme ? Les Eglises n’ont sans doute pas rendu le meilleur des témoignages : si des Etats laïcs ont émergé, c’est au moins en partie parce que, s’agissant de l’Europe occidentale, protestants et catholiques étaient incapables de vivre côte à côte. Et malgré la séparation des Eglises et de l’Etat, les Eglises et les chrétiens ont encore la possibilité de témoigner de leur foi en paroles et en actes : à eux de saisir les occasions qui leur sont données.

Liberté- égalité- fraternité ; dans quelle mesure les valeurs nationales sont-elles aussi des valeurs protestantes ? [EG]

Liberté, égalité, fraternité sont des valeurs, des notions, des idéaux largement positifs dans la Bible. Et pour des raisons d’abord historiques, le protestantisme français a largement adhéré aux valeurs de la république. On peut donc penser qu’il y a des liens importants entre les valeurs nationales françaises et les valeurs protestantes.

Pour autant, le protestantisme est né d’une volonté de retour aux fondamentaux de la foi chrétienne, et ce bien avant l’avènement des démocraties modernes. Si on peut trouver des points communs entre les idéaux de la république et les idéaux chrétiens, il faut je crois que « le protestantisme » garde son discernement et ne tombe pas dans l’idolâtrie de la république et de ses valeurs!

En effet il ne faut pas oublier que ces idéaux émanent de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, dont le préambule indique qu’ils sont prononcés « en présence et sous les auspices de l’Etre suprême », qui n’est pas le Dieu trinitaire.

Ainsi, dans la conception républicaine, la liberté consiste essentiellement en l’autonomie de l’individu, et « n’a comme borne ce qui ne nuit pas à autrui » en apparence ; l’égalité est une égalité en droit ; la fraternité est avant tout une solidarité dans la défense de la république et de ses valeurs.

Bibliquement en revanche, la liberté consiste non pas à être libéré de tout carcan de pensée ou déterminisme (ce qui serait une illusion), mais à être libéré du péché dans toutes ses manifestations et conséquences pour servir Dieu (Romains 6,18 ; Galates 5,13); l’égalité de tous les Hommes comme créatures de Dieu est une donnée de départ, mais elle ne peut se vivre pleinement et justement qu’en Christ (Galates 3, 26-28) à travers la fraternité en Lui ; fraternité qui est appelée à se manifester par l’amour de Dieu et du prochain comme reflet de l’amour du Christ (Jean 13, 34).

Bref, les valeurs nationales sont les valeurs protestantes dans la mesure où elles sont soumises à Christ.