En Hébreu, le nom de Jésus est Yeshua , il a été traduit en Grec par yesous puis est devenu Jésus . Comment les apôtres appelaient-ils Jésus ? Pourquoi avoir traduit son prénom d’origine ? [Isabelle]

C’est le même nom que notre Josué du premier testament.
La mutation de Yeshouah à Jésus s’est simplement opérée par glissement successifs au fil des époques.

Hébreu : Yeshouah, puis…
Grec : Yesous, puis…
Latin : Iesus, puis…
Français moderne : Jésus.

Ce n’est pas à proprement parler une traduction, mais juste une évolution dans la prononciation, tout comme Charlemagne ne s’appelait pas « Charlemagne » avec notre prononciation dans la langue franque de l’époque devenue vieux françois et français…
Dans le même sens, en restant sur une même époque, si vous avez une amie malgache qui s’appelle Hanitra, les français vont prononcer son nom « Anitra » alors qu’elle le prononcera en malgache « An’tch ».

Il n’y a donc pas de problème d’utiliser Jésus, Yesous, ou Yeshouah (d’autant plus que le « ah » final est quasiment imprononçable pour un français, et que donc, il sera presque impossible d’être fidèle à sa prononciation authentique).

On dit que le mot Seigneur ne fait pas totalement référence à Dieu mais plutôt à un roi ou empereur. Comment faire pour savoir si la Bible fait référence à un Dieu ou un roi lorsqu’il parle de Jésus ? [Teague]

La Bible fait référence à un roi et à un dieu lorsqu’elle parle de Jésus ! La plus belle illustration de cela me semble être l’exclamation de Thomas devant le ressuscité : « Mon seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20. 28). Mais la Bible va même plus loin ! Jésus est grand prêtre (Hébreu 4. 14), avocat (1. Jean 2.1), juge des vivants et des morts (Actes 10. 42), chef de l’Église (Éphésiens 1. 22), et j’en passe. D’une manière générale, je crois que l’on peut considérer que les auteurs de la Bible ont tous essayé de rendre compte à leur manière de cette nouvelle abasourdissante : Jésus-Christ était Dieu, et en même temps le Messie annoncé par le Premier Testament.

Les protestants français trouvent-ils l’Halloween à l’américaine acceptable ou ont-ils des préoccupations à ce sujet ? [Hank]

Je pense que du point de vue biblique, Halloween n’est tout simplement pas acceptable. La mort est la dernier ennemi. Tout ce qui peut de façon même soit disant « légère » jouer avec l’imaginaire de la mort et des forces du mal ne peut pas être valider bibliquement. Ensuite, la dimension purement mercantile de l’importation de la fête d’Halloween dans notre pays n’aura échappé à personne. Mamon (divinisation de l’argent) doit être démasqué par les chrétiens autant qu’il est possible. Là encore en tant que chrétien, je pense qu’il nous faut toujours avoir du recul par rapport à des « fêtes » dont le moteur principal est le maintien de l’activité consumériste (Halloween, Saint-Valentin, etc.)

Nul ne peut voir Dieu et vivre, pourtant Marie a porté 9 mois durant Dieu en elle. Cela ne prouve-t-il pas sa supériorité et le fait qu’elle ait une place spéciale auprès de Dieu ? [Ludivine]

Reprenons point par point.
Marie n’a pas porté Dieu en elle. Elle a porté Jésus.
Après ça, sa supériorité n’est pas dû au fait qu’elle ait porté Jésus en elle. Voyez :
A l’interpellation d’une femme dans la foule, écoutons ce que Jésus a répondu : « Heureux le sein qui t’a porté! heureuses les mamelles qui t’ont allaité ! Et Jésus répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Luc 11:27-28)
Donc pas de supériorité de Marie, puisque Jésus refuse que sa maternité soit un sujet de gloire. Mais plutôt une valorisation de la fidélité.

C’est à ce titre que Marie est quelqu’un d’exceptionnel : elle a CRU !
Désormais toutes les générations la diront bienheureuse ! (cf Luc 1:48)
La place spéciale de Marie est donc que, quand le jugement aura sonné, elle sera vraisemblablement la première ressuscitée, car la première à avoir CRU !
« Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? Etendant la main sur ses disciples, Jésus dit : Voici ma mère et mes frères. Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma soeur, et ma mère. » (Matthieu 12:48-50).

Comment développer son parler en langues ? [Jimmy]

Pour vous répondre en restant à l’intérieur même d’une théologie charismatique : le parler en langues est un charisme (relire 1Corinthiens 12:30). Si c’est un charisme, c’est que c’est une grâce de l’Esprit, une disposition surnaturelle donnée ponctuellement par le Saint-Esprit de Dieu. Sinon ce serait un aptitude, un talent, voire une technique. Le grec CHARISMA vient du mot CHARIS qui veut dire la grâce. On ne négocie pas la grâce, on ne muscle pas sa capacité à recevoir la grâce. C’est binaire. On la reçoit ou on ne la reçoit pas.
Aussi, comme le parler en langues est reçu tout à nouveau à chaque fois par l’Esprit Saint, on ne peut pas développer son parler en langues.

1 Samuel 8 fustige la royauté. Mais Jésus est Roi dans l’Apocalypse. Qu’en faire ? [Annelise]

Le texte que vous citez oppose la royauté humaine, marquée par le péché et ses conséquences à la Royauté de Dieu. Ce qui pose problème à Samuel, dans la demande du peuple d’établir un roi, c’est qu’il désir remplacer la royauté que Dieu exerçait directement sur lui par une royauté humaine (1 Samuel 8/6, 1 Samuel 12/12).

Jésus vient apporter le Royaume (Marc 1/14-15). En lui, Dieu vient régner sur les siens qui doivent se convertir, cesser de suivre les faux rois du monde. Ce règne se manifestera pleinement à la fin des temps. C’est un règne d’amour et de justice, qui nous rend libre des mauvais règnes humains. Philippiens 2/6-11-Actes 5/ 29.

Que signifie : « Tout ce que tu interdis sur la terre sera interdit aux yeux de Dieu et tout ce que tu autoriseras sur la terre sera autorisé aux yeux de Dieu » ? (Matt 16:19) Qui a cette autorité ? [Bernard]

Si vous relisez les versets qui précèdent, vous verrez que cette parole de Jésus est adressée à Pierre, à la suite de sa reconnaissance de Jésus comme le Messie. Jésus dit à Pierre : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce n’est pas de toi-même que tu as trouvé cela. C’est mon Père céleste qui te l’a révélé. » (Matthieu 16. 17, traduction Bible du Semeur, qui est celle que vous avez utilisée, je crois). Cet échange est donc placé sous l’inspiration de Dieu. Jésus confère cette autorité ici à Pierre (il redira une chose semblable à ses disciples au sujet du pardon des péchés en Matthieu 18. 18), mais il faut, je crois, garder clairement à l’esprit qu’il s’agit avant tout de l’autorité de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Donc : il ne faut pas prétendre pouvoir s’approprier cette autorité juste au motif que l’on est un chrétien baptisé. L’Esprit Saint est acteur de cette transmission d’autorité. Et dans le passage que vous citez, la parole a été adressée à Pierre, qui immédiatement après chute, se croyant autorisé à rabrouer Jésus (donc à lui interdire de dire ce qu’il dit) et se fait vertement remettre à sa place par Jésus. Il ne s’agit donc en aucun cas d’un pouvoir dont on disposerait pour toujours.

Que dois-je faire pour être sauvé ? [Dennis]

Cette question a été posée en Actes 16/30. La réponse est donnée par Paul et Silas au verset 31 « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé ». Voir aussi Marc 6/16. Reste à savoir de quoi nous devons être sauvé et ce que signifie vraiment « croire ».
-Nous avons besoin d’être sauvés du péché qui nous conduit à la mort en nous séparant de Dieu (Romains 3/23, Romains 6/23).
-Dieu, en Jésus, nous libère de notre péché pour nous réconcilier avec Dieu. Croire, c’est accueillir cela. C’est accepter d’accueillir ce que Dieu nous donne en Jésus, parce que nous avons confiance en lui. (Jean 3/16, 2 Corinthiens 5/17-21.
-Cette confiance ne nous est pas accessible humainement. Nous ne pouvons pas décider d’avoir confiance en Dieu (Exemple du jeune homme riche, Marc 10/17-27), la foi est un don que Dieu nous fait (Ephésiens 2/8-10). Nous pouvons la demander dans la prière. Qui cherche Dieu, le trouve ! (Luc 11/9-13.)

Jésus est-il allé jusqu’en Inde ? Si oui y a-t-il rencontré un prophète ? et lequel ? [Annie]

Bien qu’il existe des histoires qui racontent que Jésus soit allé dans de multiples endroits, dont l’Inde, soit avant son ministère public débuté à 30 ans, soit après sa crucifixion qui aurait donc été fictive, cela n’a pas de pertinence du point de vie chrétien. En effet, être chrétien implique que nous croyions que Dieu a inspiré la Bible. Cette dernière ne mentionne pas un tel voyage, Jésus ayant évolué en Palestine, après un court passage en Egypte. (Voir les évangiles, Matthieu, par exemple). Je ne connais pas non plus d’historien laïc scientifique qui admette cela aujourd’hui, étant donné qu’aucune source (document de l’époque) sérieuse ne mentionne un tel voyage.

La question que pose la vie de Jésus, la question que Jésus nous pose lui-même n’est pas « Comment Jésus a-t-il appris toute la sagesse que sa vie a montrée ? » ou « A qui l’a-t-il transmise ? » mais « Est-il le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde pour nous tirer du péché, du mal, de la mort et des illusions dans lesquelles nous sommes embourbées ? ». C’est Dieu lui-même, qui par son Esprit, peut nous révéler la vérité, à ce sujet. Il le fera, si nous le lui demandons. Qu’il bénisse vos recherches ! Voir Matthieu 16/13-16

Que dit l’Ecriture sur le culte des morts ? Aller fleurir une tombe est-il rendre un culte ? Quid d’Halloween ou de la fête des morts mexicaine ? [Molière]

Le texte du Premier Testament qui se trouve en Deutéronome 18:10-14 est clair : qu’on ne trouve chez toi personne qui parle avec les morts. C’est l’interdiction de l’occulte et du spiritisme, l’interdiction du chamanisme. Le monde des morts est bien séparé du monde des vivants car Jésus a insisté sur le fait qu’il faut « laisser les morts s’occuper des morts » (Luc 9,60). Cela s’applique donc au fait de s’adresser à une personne morte, fût-elle considérée comme sainte selon la compréhension catholique (ce qui inclue donc aussi Marie, mais pas Jésus puisque lui est le seul ressuscité à ce jour d’après Jean 11 et Colossiens 1,11). Cela s’applique aussi à toutes les fêtes spirites de type Halloween et Santa Muerte.

Pour ces deux dernières, il y a surtout une célébration de mort comme étant une puissance avec laquelle on peut jouer, parfois pour conjurer le sort. C’est un jeu dangereux, car Paul nous dit bien que « la mort est le dernier ennemi » (1Corinthiens 15,26).

Maintenant, ce qu’on appelle culte des morts, c’est parfois tout simplement le fait de prier pour ceux qui sont morts. Et là, ça ne sert juste… à rien. Puisque c’est Dieu qui s’en occupe, et qu’il le fait mieux que nous. Surtout, il n’a pas besoin de nos recommandations pour savoir que faire des morts. Donc, détendons-nous : Dieu gère. Prier pour les morts est parfaitement inutile, sauf à nous renforcer dans le déni de la réalité de la mort, une tentation d’être en contact avec eux. Lisez à cet effet ce texte qui conteste la légitimité d’une des poésies les plus lues durant les funérailles…

Pour ce qui est des fleurs enfin, c’est bien d’aider le secteur de l’industrie florale à l’approche de l’hiver. Et ça fait joli dans les cimetières. Ca peut être l’occasion d’aller nettoyer la tombe de nos aïeux ou proches. Pourquoi pas. Du moment qu’on n’y investit rien de morbide.