Peut-on être agnostique et chrétien ? [Pyrrha]

Etre agnostique, c’est penser que Dieu existe peut-être sans que nous  puissions vraiment le connaître. Jésus a dit cela : « si vous me connaissez, vous connaissez aussi mon Père et maintenant, déjà vous le connaissez, vous l’avez vu » Jean 14/7. Ainsi, les chrétiens confessent qu’en Jésus-Christ, Dieu se donne à connaître aux humains d’une manière toute particulière et personnelle, après s’être révélé à son peuple dans la Bible. Peut-être certains peuvent-ils prétendre suivre les enseignement moraux de Jésus sans vraiment se prononcer sur le fait que Dieu se révèle en lui. Cette posture est assez peu cohérente, puisqu’elle suppose que Jésus dirait la vérité en ce qui concerne son enseignement moral, tout en proférant des mensonges en ce qui concerne Dieu et la révélation qu’il offre en lui et que nous sommes invités à accueillir dans nos vies. Voir aussi Jean 1/18

J’ai un problème avec quelqu’un dans mon Eglise et je ne sais plus quoi faire pour lui expliquer qu’il se trompe [Max]

Jésus nous a montré le chemin pour traverser ce genre de difficultés en Matthieu 18/15-17. Il nous dit ici que nous avons le devoir de dire à notre frère ou à notre sœur ce qui nous apparaît comme un péché, une erreur de comportement ou une fausse idée sur Dieu et d’employer tous les moyens possibles pour qu’il le comprenne. Ainsi sont évoqués la parole individuelle, la parole de deux ou trois et la parole partagée de l’Eglise. Jésus nous dit aussi que cette juste méthode ne parvient pas toujours à faire changer l’autre…il convient alors de cesser d’insister pour considérer cette personne comme un païen ou un collecteur d’impôt : quelqu’un à traiter comme Jésus, avec amour, dans l’espérance que son comportement ou sa manière de penser évolue ce que le Saint-Esprit seul peut accomplir dans les cœurs. Cela veut dire concrètement souvent persévérer humblement dans la prière pour cette personne. Voyez en cela 1 Corinthiens 4/7.

Acupuncture, hypnose, qu’en pense Dieu ? Il me semble que ces mots ne sont pas employés dans la Bible. Ce « silence » signifie-t-il que ce sont des pratiques qui plaisent à Dieu ? [MG]

La médecine traditionnelle repose  sur l’intelligence que Dieu  a donnée à l’homme pour comprendre sa création et l’utiliser pour soigner. L’homme soigne comme il peut, c’est Dieu qui finalement, guérit, comme en 2 Rois 20/1-12.

La Bible présente des situations où la guérison ne prend pas le biais de la médecine mais intervient directement de la part de Dieu. C’est le cas des miracles que Jésus opère, mais aussi de ceux qu’opèrent ses disciples, selon son appel (Marc 16/16-18).

Ces guérisons interviennent au Nom de Jésus, par lui seul, selon la volonté de Dieu (cf Actes 3/1-12). Elles ne sont pas liées à la personne qui s’y applique ni à une méthode ou à une puissance mystérieuse qu’il aurait acquise, ce qui est assimilé, en Actes 8/9 s à de la magie, laquelle est interdite en Israël (Deutéronome 18).

Demandons-nous donc si les méthodes employées dans le domaine de la santé tiennent à quelque chose de compréhensible qui nous permet de voir Dieu à l’œuvre et de lui rendre gloire. Rejetons les méthodes opaques et mystérieuses qui nous attachent à elles ou à la personne qui les pratique et tentent de voler à Dieu la gloire qui lui est due.

 

 

Que dit la Bible sur le don d’organe d’une personne morte ou vivante ? [Mayanne]

La Bible ne parle, bien sûr, pas directement du don d’organes. En revanche, elle parle beaucoup du corps, comme faisant partie intégrante de la personne humaine. Ainsi, il nous est dit que notre corps est créé par Dieu qui l’anime du souffle de vie (Genèse 2/7) et qu’il est appelé à être le temple de l’Esprit-Saint (1 Corinthiens 6/19). Il s’en suit, logiquement que de la même manière que Jésus est ressuscité avec un corps, c’est la résurrection des corps que nous attendons (1 Corinthiens 15/20).

A coté de cela, il nous est dit que Dieu est la maître de la vie. C’est lui qui fait de nous et de nos corps, des créatures vivantes et c’est lui qui fera un jour retourner nos corps à la poussière, où ils iront nourrir les plantes et les petits animaux dans l’attente de la résurrection où nous recevrons un autre corps, le corps spirituel formé par Dieu, dont parle Paul en  1 Corinthiens 15/42-44.

Ainsi, si notre corps est important, je crois qu’il ne faut pas faire du don d’organe  une affaire de vie et de mort. La vie et la fin de la vie, la naissance, la mort et la résurrection sont dans les mains de Dieu. Nous ne pouvons que tâcher de le servir humblement, par le don d’organes, pourquoi pas, quand il s’agit là d’aimer notre prochain dans la détresse.