Que penser de l’introduction de la méditation en pleine conscience dans la relation d’aide chrétienne ou profane ? [Jack]

La relation d’aide chrétienne, en tant qu’accompagnement d’une personne dans son cheminement de vie sous le regard de Dieu, et afin de l’aider à mieux discerner l’action de Dieu dans sa vie ou à Le laisser agir, ne me semble pas avoir grand-chose de commun avec la méditation en pleine conscience qui est une activité thérapeutique inspirée du bouddhisme et ayant pour but de réduire le stress et de prévenir les rechutes dépressives. Je peux pratiquer la méditation en pleine conscience pour entretenir ma psyché, comme d’autres font des pompes ou des abdos pour entretenir leur corps. Cela ne me rapprochera pas de Dieu qui vient par grâce, en Jésus-Christ, se révéler à moi et renouveler mon esprit par son Esprit, me donner l’assurance de son pardon, de son amour et du rétablissement de la relation avec Lui. La relation d’aide chrétienne peut avoir des effets au niveau de la vie psychique (l’âme) qui seront le fruit de l’action de l’Esprit de Dieu en moi, et pas d’abord de mes efforts ou d’une méthode que j’applique, comme par exemple la méditation en pleine conscience. En ce qui concerne la relation d’aide non chrétienne, j’estime ne pas avoir à me prononcer.

Pourquoi mes prières et mes efforts sincères ne parviennent-ils pas à vraiment aider une personne qui le mériterait vraiment beaucoup, au point de devoir abandonner pour ne pas être entraîné soi-même ? [Silvano]

Il m’est souvent arrivé d’avoir envie d’aider quelqu’un par ma prière et mon soutien concret, puis de me trouver déçue de ce que cette personne continue de persévérer dans des problèmes alors que je pensais savoir comment elle pourrait facilement en sortir.

Le Bible nous dit que nous ne sommes pas les sauveurs les uns des autres, mais que nous avons, en Jésus, un sauveur. Nous ne pouvons que faire les présentations, en parlant de Dieu à ceux qui ont besoin de lui, et en parlant de ceux qui ont besoin de lui, à Dieu, dans la prière. Nous devrons ensuite laisser le Seigneur aider la personne que nous lui présentons, dont il connaît les blessures, les blocages et les prisons bien mieux que nous. Il convient ainsi, parfois, de prendre du recul, pour se protéger, mais aussi pour manifester à la personne en difficulté que son salut est en un autre que nous. Nous pouvons trouver des versets qui soutiennent la rupture parfois nécessaire, dans le cadre du couple : 1 Corinthiens 7/16, ou de la communauté : Matthieu 18/15 s.

Si tu penses risquer d’être entraîné sur de mauvais chemins, n’hésite pas à prendre du recul avec la personne qui risque de t’y conduire. Continue à prier pour elle, à louer Dieu pour ce qu’il va accomplir dans sa vie, à travers cette difficulté qu’elle traverse. Attends sa réponse avec patience… Mon expérience en la matière est pleine de frustrations, mais aussi et surtout, par la grâce de Dieu, de très belles surprises !