Que dois-je faire pour être sauvé ? [Dennis]

Cette question a été posée en Actes 16/30. La réponse est donnée par Paul et Silas au verset 31 « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé ». Voir aussi Marc 6/16. Reste à savoir de quoi nous devons être sauvé et ce que signifie vraiment « croire ».
-Nous avons besoin d’être sauvés du péché qui nous conduit à la mort en nous séparant de Dieu (Romains 3/23, Romains 6/23).
-Dieu, en Jésus, nous libère de notre péché pour nous réconcilier avec Dieu. Croire, c’est accueillir cela. C’est accepter d’accueillir ce que Dieu nous donne en Jésus, parce que nous avons confiance en lui. (Jean 3/16, 2 Corinthiens 5/17-21.
-Cette confiance ne nous est pas accessible humainement. Nous ne pouvons pas décider d’avoir confiance en Dieu (Exemple du jeune homme riche, Marc 10/17-27), la foi est un don que Dieu nous fait (Ephésiens 2/8-10). Nous pouvons la demander dans la prière. Qui cherche Dieu, le trouve ! (Luc 11/9-13.)

Considérant 1Corinthiens 6:9‭-‬10- est-ce que celui qui croit aura le salut s’il est impudique- adultère- voleur…? [Gilchrist]

Dans ce passage, Paul nous rappelle que ces comportements, qui ne sont pas ce que Dieu a prévu pour l’homme ne pourrons pas être dans le Royaume. Quand Dieu régnera, quand il sera parfaitement tout en tous, le croyant sera tel que Dieu l’a prévu. Dans l’attente de cela, nous devons tâcher de laisser mourir ces choses pour accueillir ce que Dieu veut changer en nous. Paul nous encourage donc ici à accepter le processus de changement que Dieu veut engager en nous. Comment en serait-il autrement si nous lui faisons confiance, si nous avons la foi ? (Voir Colossiens 3/5-11, par exemple). Nous voyons-nous à la fin des temps, dire à Dieu « OK, je veux vivre avec toi toujours dans ce monde nouveau que tu apportes, mais je veux garder mon péché, parce que mon péché, je l’aime bien…? » si nous ne pensons pas pouvoir dire cela à la fin des temps, pourquoi dire cela à Dieu aujourd’hui ?

Qu’est-ce que le « péché originel »? Est-ce biblique ? [Pauline]

La doctrine du « péché originel » désigne l’idée que l’être humain est pêcheur, au sens de séparé de Dieu, du fait même de sa nature humaine (de son « origine ») et il s’agit d’une tentative d’explication de l’origine du mal dans le monde. Elle a été formulée ainsi par Saint Augustin au IV° siècle, et a fait couler depuis beaucoup d’encre ! De très nombreux textes bibliques explorent chacun à leur façon cette « nature pécheresse » de l’humain, dont le très connu récit de la Genèse avec Adam Eve et le serpent. A ce titre, cette idée est donc effectivement biblique. Mais la conceptualisation de l’idée ne l’est pas, elle est plus tardive. Il n’y a pas à proprement parler dans la Bible de passage intitulé « le péché originel », mais elle raconte à longueur de page la stratégie mise en place par Dieu pour ne pas laisser l’humain vivre séparé de Lui et le sauver de cette malédiction aux diverses conséquences; c’est ce qu’on appelle le Salut.

Est-ce que les gens qui ont vécu avant la mort de Jésus ont aussi été sauvés ? Et qu’adviendra-t-il des personnes non-chrétiennes ? Seront-elles sauvées ? [Rija]

Les questions que vous soulevez sont très importantes, mais peut-être, plus encore, difficiles à résoudre. Car le mystère du salut est entre les mains du Père. Même les places à droite et à gauche du Fils dans le royaume ne dépendant pas de lui mais du Père seulement (Matthieu 19. 23). Nous pouvons considérer I Pierre 3. 18-20 comme la prédication de Jésus aux défunts, mais ce n’est qu’une interprétation de ces versets. Plutôt que de m’angoisser avec des questions trop grandes pour moi, je pense avoir déjà assez de travail à faire pour m’ouvrir toujours davantage au salut que Dieu a préparé à mon intention en Jésus-Christ, ainsi qu’à témoigner de son amour autour de moi pour que d’autres s’ouvrent à cette grâce.

« Dieu aurait pu se passer de la croix ». Que répondre à ce type de message ? [Pierre-Henry]

Dieu a choisi la croix comme une réponse à toutes nos prétendues sagesses et toutes nos tentatives de penser hors de son alliance. Je répondrais pour ma part sobrement par les réponses que la Bible elle-même nous propose :

  • Il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. – Colossiens 1,20
  • [Christ] a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. – Colossiens 2,15
  • Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. – Philippiens 3,18
  • La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. – 1 Corinthiens 1,18
  • Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! – Galates 6,14
  • Celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. – Matthieu 10,38

Paul considère sa souffrance comme envoyée de Satan. Se pourrait-il que Dieu ait permis la souffrance en y cachant un message pour nous ? [Christophe]

Non, le Dieu de la Bible n’est pas un pervers !!! C’est un Dieu de Vie et d’amour. Et c’est d’ailleurs exactement ce que dit Paul lorsqu’il désigne Satan comme en étant la cause : c’est parce que nous cherchons désespérément un sens à ce qui nous arrive d’injuste que nous en venons à soupçonner Dieu d’en être l’auteur. Cela nous éloigne alors de Lui en induisant une image fausse qui va nous en séparer : en cela la souffrance est œuvre de l’Adversaire (la signification de Satan) qui s’oppose au salut. Et uniquement de l’Adversaire, qui justement a été vaincu définitivement par Dieu en Christ.

Est-il vrai qu’une fois qu’une personne est sauvée, elle est sauvée pour toujours ? [Laurent]

Si nous sommes sérieux avec le fait que le salut est opéré par Dieu via Christ et par pure grâce, par le moyen de la foi, comme le dit Paul notamment en Ephésiens 2,8, alors je ne vois pas comment qui que ce soit pourrait détruire un salut acquis par celui dont le nom est au-dessus de tous les autres noms (Philippiens 2,9-10), c’est-à-dire qui est l’autorité ultime.

Ce qui signifie que quelqu’un qui croit ne peut pas perdre le salut.
C’est clair et net.

Les deux réserves à cette idée sont :
– le cas de quelqu’un qui blasphémerait contre le Saint-Esprit (Luc 12,10),
– la personne franchement rétrograde qui finit par refuser explicitement le salut que Dieu lui avait donné (Hébreux 6,1-8).

« Cette parole est certaine : si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui ; si nous le renions, lui aussi nous reniera ; si nous sommes infidèles, lui reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même. » (2Timothée 2,11-13)

Les non-chrétiens peuvent-ils être sauvés ? Je pense aux civils irakiens. Sont-ils triplement condamnés : vie sous la dictature- massacrés- puis envoyé en enfer ? [D]

 » Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

La Bible nous dit très clairement qu’il n’y a pas de salut en dehors de Jésus-Christ. Sans lui, nous sommes pécheurs, séparés de Dieu pour toujours. Unis à lui, nous sommes au réconciliés avec Dieu et nous recevons une vie nouvelle. Nous ne craignons alors, rien, que nous soyons physiquement vivants ou décédés (Romains 8/31 suivant).

Que dire des civils irakiens ? Comme vous et moi, comme tous les humains de cette terre, ils ne peuvent pas se sauver par eux-mêmes. Ni leurs qualités, ni leurs souffrances, ni leur travail ne leur vaut le salut. Ils ont donc besoin de Jésus-Christ, pour être réconciliés avec Dieu et vivre vraiment aujourd’hui et  toujours. Leur salut est donc l’affaire de Dieu, qui en Jésus-Christ appelle à la foi.

 

Que faisons-nous de Gandhi ? Est-il sauvé ? Il a vécu une vie plus chrétienne que la plupart des chrétiens mais sans l’être. Il respectait grandement Jésus mais ne le reconnaissait pas comme Seigneur. [Loui]

Que faisons-nous de Gandhi ? On lui fiche la paix, il est mort, pauvre homme ! Je ne me torture pas l’esprit pour savoir ce que le Seigneur fera de Gandhi et de tant d’autres car j’ai déjà bien assez à faire avec l’entretien de ma relation personnelle au Christ. La vie que Gandhi a menée était indiscutablement plus vertueuse au regard des enseignements du Christ que celle de beaucoup de chrétiens. Il a été très sensible à ce dit enseignement. Mais le christianisme n’est pas d’abord, à mes yeux, un enseignement, une série de règles de sagesse à mettre en concurrence avec d’autres systèmes sur le marché du religieux. C’est le fruit d’une rencontre personnelle avec Jésus-Christ, la Parole de Dieu, vivante et vivifiante. Gandhi a lui-même reconnu qu’il n’avait pas fait cette rencontre. Je ne vais pas me mettre à la place du Seigneur pour le juger, mais je vais utiliser la vie de Gandhi pour m’en inspirer dans ma recherche d’une vie plus cohérente avec la rencontre que mon Seigneur m’a fait la grâce de vivre avec Lui.

Hébr 8-7 : « Si la première alliance avait été irréprochable- il n’aurait pas été question de la remplacer par une seconde. » Comment comprendre que Dieu puisse mettre en place l’imparfait ? [Simon]

Cette question dépasse très largement la seule citation de l’épître hébreux… Car si Dieu n’avait pas mis en place l’imparfait, aurait-il seulement créé l’humanité ? Et c’est bien de cela dont il est question ici : cela n’est pas tant la première alliance qui était imparfaite que ce que les humains en ont fait « Parce qu’eux-mêmes ne se sont pas maintenus dans mon alliance, moi aussi je les ai délaissés, dit le Seigneur. » v.9. Et c’est toute l’histoire du Salut biblique qui se dit là : celle d’un Dieu qui inlassablement propose à l’être humain de le sauver, lui indique un chemin de Vie, mais le laisse libre de ses choix par amour. Si l’alliance du Seigneur avait été si parfaite que nous ayons été obligés de la respecter, nous n’aurions pas pu choisir librement d’aimer le Seigneur. Dieu a pris le risque de la liberté pour que cette relation d’amour soit possible. En Christ il va même encore plus loin, choisissant délibérément d’aller jusqu’au bout de cet amour en acceptant d’être crucifié. Dieu a renoncé à la colère pour nous apprendre à aimer.