C’est juste d’appeler Dieu « Dieu » ? – E.G.

D’où vient ce mot « Dieu » ?
D’un mot latin, « Deus », qui veut dire dieu, divinité.

Et ce mot latin vient lui même d’une vieille souche indo-européenne qui est « DEI », et qui veut dire « briller ». On retrouve ce mot dans de nombreuses langues THEOS en grec, ZEUS aussi, et c’est cette même racine qui a donné le mot DIURNE en français (qui a rapport avec la lumière du jour).

Dieu serait donc celui qui est lumière.
C’est sûrement pour ça que son Fils Jésus a dit : « Je suis la lumière du monde » (Jean 9:5) ou « Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres » (Jean 12:46).
A l’inverse, ça ne veut pas dire que la lumière c’est Dieu, ou que le soleil serait une divinité… 🙂

Certains croyants, en particulier Juifs ou influencés par le judaïsme écrivent « D.ieu » pour marquer que l’on ne parle pas de n’importe quelle divinité, mais du Dieu unique, Hashem, ou Adonaï en hébreu. Cette orthographe différente marque sa différence, et le fait qu’on ne peut pas vraiment le posséder, ni même écrire son nom correctement. C’est dans ce sens aussi que le nom propre de Dieu révélé à Moïse dans le premier testament est imprononçable. On l’écrirait YHWH.
Dieu a la main sur nous mais nous n’avons pas la main sur lui.

Quand nous sommes en relation avec des personnes d’une autre religion, il nous faut être vigilants sur le fait que parler de « Dieu » avec eux, ne veut pas dire qu’on ait vraiment le même dieu…

Que penser de l’exorcisme ? – G.G.

Les catholiques parlent effectivement d’exorcisme, ce qui fait référence à une pratique rituelle associée à une liturgie bien particulière, le petit ou grand exorcisme, qui a d’ailleurs été mis à jour récemment.

Les protestants et les évangéliques parlent plutôt de délivrance, comme dans la bible, pour décrire, dans la mesure du possible, une démarche d’accompagnement.
L’idée est simple : l’envoi en mission des disciples par Jésus, avec ses consignes, n’a pas de raison d’avoir changé. Il n’est pas un « à côté » ou un « en plus » par rapport à d’autres textes comme le sermon sur la montagne. « Guérissez les malades, réveillez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » (Matthieu 10,8 – NBS).

Mais disons que cette pratique, qui a toujours existé dans l’Eglise, n’est pas faite pour être montrée à la télévision, pour donner à voir, et c’est pour cela qu’elle est méconnue. Cela conduirait à du voyeurisme, et l’enjeu est tout simplement la liberté et le respect de ces personnes qui sont sous influence d’esprits, de démons et autres entités spirituelles. Vous avez tout à fait le droit de ne pas y croire, mais je peux vous assurer que ceux qui en sont délivrés ont retrouvé une liberté sans commune mesure avec leur situation précédente.

Cela n’empêche pas d’être des personnes tout à fait raisonnables et même rationnelles. C’est très important d’avoir du recul au niveau anthropologique et psychologique pour ne pas voir des démons partout, et exercer le discernement. S’il fallait encore le souligner, dans ces processus de guérison, c’est le Saint-Esprit qui travaille. Et c’est aux fruits qu’on reconnaît le bien-fondé de la démarche. La personne était terrassée par ses problèmes avant, et elle est simplement libre maintenant, et en particulier libre de vivre une vie épanouie avec le Dieu de Jésus-Christ. Il n’y a que ce critère qui compte.